‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 108 sur 284 · LES JEUNES FILLES · texte numérisé non relu

LES JEUNES FILLES

Toute fille aimante — Ne devrait pas mourir.

Comme la couronne de France — Elle devrait porter la fleur de lis;

La fleur de lis, la mai'jolaine, — La branche frêle du romarin.

Il n'y a aucune flevir de France — Qui surpasse le romarin.

Si ce n'est la gaie passe-rose — Qui surpasse le romarin.

La tendre rosée la tient fraîche , — Le soleil la fait transir.

Ainsi, ainsi font les jeunes filles — Quand elles passent saison de mari.

LAS HILLETOS Toute hilléto amouroiiséto Que surpassé lou roumauia : j

Nou diouië pas jamais mouri. Sounco la gayo passo-roso Coumo la courouno dé Franco, Que surpasse lou roiimanin. Diourë pourta la flou dé I3S; i ., rousadéto la tônt frosco, La flou dés lys, la majouraine, Lou souréilloun la hô transi. La branquûto dou roumauiu. Ataôu, ataou hônt las hillétos Nou gn'a pas nàdo ilou dé Franco Quand passon saisoun dé marit.

1. Filles du Oucrcy. Montauban était la capitale du bas Quercy.

1. Les deux pièces <|ui suiveiil sont extraites de louvrage do l>éopold Dardy : Ant/iologie po/ml. dei.Mbret {Sud-Ouest de l'Af/ennis on Hascorpie landaise), Ageii, J. Michel et Médaii, IROl, i! vol. in-S».

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