‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 118 sur 284 · LES DEUX AMOUREUX · texte numérisé non relu

LES DEUX AMOUREUX

Goujats, que ses a marida, Nou n'anguez pas à Billoncbo.

i. Ou oltservera sansdoule que ce texte est «lilWrcnl de la traduction i)ubli<'>e ci-dessus. Nous n'avnns pas cru devoir modifier l'une ou l'autre dos deux churuiautes versions fournies par Solcvilic.

L'autre jour, moi, j'y étais allé, — J'y étais allé en voir une.

Je l'ai trouvée sur son lit, — Sur son lit fort malade.

Je lui ai dit : Jeanne, m'amour, — Jeanne m'amour, as-tu courage ?

— Pour du courage, j'en ai assez, — Mais pour des forces, je n'en ai guère.

La belle est morte à minuit, — Et le galant au point du jour.

On enterre la belle sous la lavande, — Et le galant au pied de l'arbre.

Quand ils furent au bout de l'an, — La lavande et l'arbre s'embrassèrent'.

L'aoutré tsour, you y éri anat, Y éri anat ne béré une.

You l'ey troubéio sur son lit.

Dé sur son lit en fort malaoudo.

Se you y ey dit : — Tsaao, m'amour,

Tsano, m'amour, aourios couratsé?

— Per dé couratsé, n'ey bé prou,

Mais, per dé forço, nou n'ey gayro.

La bello es morto a metso net,

Et lou galaut a punto d'albo.

N'enterrount la bello sous Tespit,

Et lou galant al pé dé l'arbre.

Quand né sièrount al cat dé l'an, ,

L'espit et l'arbre s'embrassèrount.

1. Chanson extraite du recueil de Vieux Chants populaires du Quercy, publiés en français et en patois, avec traduction, notes et références, par Joscpli Dayniard (Galiors, J. Girina, 1889, in-18).

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