Scalisrer
— Plus dun pommier, que j'ai ébranché : — Plus d'une vieille treille où l'on ma fait la courte échelle — Pour atteindre le fin muscat.
Madame! vous le voyez, vers mon passé je retourne, — Sans que mon front en ait rougi. — Que voulez-vous! Ce que j'ai dérobé je le rends, — Et je le l'ends avec usure. — A ma vigne, je n'ai pas de porte; — Deux ronces en barrent le seuil. — Lorsque par une trouée, je vois le nez des maraudeurs, — Au lieu de m'armer d'une gaule, — Je m'en retourne, je m'en vais, pour qu'ils puissent y revenir. — Celui qui jeune vola, vieux se laisse voler.
[Les Papillotes, etc., traduction de Boycr d'Agcn.) (Août 18iÔ.)
Mày d'un poumè, qu'ey dcbrencat; Jlày d'une bièlho trelho oun m'an fèyt esquiueto
Per attengo lou fx muscat.
Madame! zou bezès, à moun passât m'ontorni.
Sans que moun froun n'atge rougit.
Que Ijoulès? V.o qu'ey près zou forni,
Et zou torni dambe prou û t.
A ma binho, n'èy pas de porto;
Dios roiimèls n'en barron lou pas.
Quan des piconreyurs. pes traùs. bezi lou uas,
Aùlot de m'arma d'uuo endorto, Me rebiri, m'en baù, per qu'y posquen tourna. Lou qui jùyne panèt, bièl se dayclio paua.
{Las Papilhôtos, éd. populaire, t. I"'.) (Agoùs 18'é5.)