Traducliou de Bcaurcpaire-Fromcnl
— De porter la haclie ou la scie — Sur l'ange gardien de la maison.)
Honte à l'homme dont on peut dire : — k Sans pitié pour le père nourricier, — Au lieu de vendre sa chemise, — Il laissa vendre son figuier! «
Quand la maie heure est la plus forte, — Que le sol tremble sous nos pas, — Détachons les gonds de la porte, — Mais au figuier ne touchons pas!
Le cœur aussi porte des figues, — Et, Dieu aidant, heureux ou non, — Jamais le sort n'y déracine — Le figuier qui s'appelle : Honneur!
[Débits Gascons).
De poiirta le hapche ou le sègue. Sus l'anyou gardien de roustaii !
Hounte à romi de quis' pot dise :
« Chens pitat dou pay nailrigué, Aii loc do bène la camise, Qu'a lâchât bène lou higué! »
Qu'en le malore es le mé horte, Que lou 80 broun deban lous pas, Destacam lous gouns de le porto.
Mes au higué ne toquiin pas !
Lou co tabey que porte higue, E Diil aydan, urous ou nou, Yamcs lou sort n'y desarrigue Lou higué qui s'apèro : ailnoii !
(Dcbis Cascouns.)
JEAN CASTELA
A la fois meunier et poète populaire, Jean Castela naquit à Albefeuille-Lapfarde (Tarn-et-Garonne) en 1827 et mourut à Piquecos,près Montauban.le 19 mars 1907. Il a fait paraître successivement : Mous Farinais, ponesios patoubsos per J. Castela, mouliniè de Scii Peijre (Mes farines, etc., par J. Castela, meunier de Saint-Pierre), Montauban, irapr. Forestié neveu, 1850 et 1873', in-18; Mous Cinqiianto Ans... sieguit d'un autre pugnat de Farinais, etc. (Mes Cinquante Ans... suivis d'un autre poignée de farines), ibid., 1878, iu-18; Cent Fablos i/nitados de La Fount'eno anib'un pessuc de Farinais, etc. (Cent Fables imitées de la Fontaine, etc.), jrountalba, Bousquet, 1891, in-18. Castela avait été proclamé majorai du Félibrige en 1881. Ses œuvres posthumes (Resta de Farinais, etc.) ont paru chez Forestié à Montauban, en 1908 (1 vol. in-8»).
Bibliographie. — Ed. Forestié, Notice publiée en tète des OEuvres posthumes de J. Castela.
SEBASTIEN ballade'
Enfants, il n'est pas tard encore, — Revenez un^peu vous asseoir; — Le temps est doux, la nuit est claire ; —