‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 198 sur 284 · Quérir · texte numérisé non relu

Quérir

2. Cy est le compost et kalendrier des berr/eres, contenant plusieurs matières récréatives et de notes, nouvellement composé sans contredire a cellioj des bergiers, etc., etc. Imprimé à Paris eu

^68 LKS i'OÈTlîS DU TliKKOiK

On nous reprochera peut-être de n'avoir pas tenu compte jusqu'ici des dillérents changements qui se sont produits peu à peu dans la cité. Est-il nécessaire de le redire, l'évolution de Paris nous intéresse moins que celle du pays entier. Au xvi» siècle , plus encore qu'aux époques antérieures, le poète prend son inspiration dans les événements du jour. Il est né partisan, c'est le mot. Il n'a vu la nature qu'à travers les livres. D'où cette poésie de la Renaissance qui, aux bords de la Seine, a pris l'accent italien et emprunté les thèmes lyriques d'outre- Loire. La Réforme, la Ligue, comme plus tard la Fronde, ont •eu des versificateurs à gages: des poètes, point. Parmi les disciples delà Pléiade, c'est à peine si nous pouvons retenir quelques nomsi. Paris les groupa, mais ils n'oublièrent pas, au sein des plaisirs et de la gloire, leurs origines. Les uns étaient du Nord ou du Centre, les autres du Midi. Ils le firent voir à l'occasion. Leurs chants sont pleins de souvenirs du pays natal. Ronsard et ses disciples ne virent tout d'abord dans les sites de l'IIe-de-France que des décors propres à des fêtes païennes. Plus tard, ils recherchèrent à Meudou, à Clamart, a Arcueil, aux lieux où le fleuve de Seine ouvre sa boucle miroitante, des paysages nostalgiques leur rappelant les belles iîampag-nes angevines, vendômoises ou tourangelles, berceaux de leur enfance et de leurs amours. Ils les aimèrent, mais se gardèrent bien de les célébrer.

Les poètes du xvii« siècle, eux, n'eurent pas même ce scrupule. Ils ne se soucièrent guère de rusticité, et, s'ils recherchèrent la bonne humeur et le pittoresque, il les durent uniquement au spectacle de la rue et au goût du cabaret. Ce fut l'âge d'or de la satire et de la poésie de mœurs. L'habitude de la vie des camps avait créé sous Henri IV le genre soudard; la Kronde iiutorisa les propos cyniques. De tous côtés surgirent des rimeurs à gages et des chanteurs populaires. Les Ma/ariuadcs jjlurent autour du premier ministre, jonchèrent le trône: l'injure atteignit et souilla la majesté royale. L'esprit de révolte,

/oêtel de Bcauref/ard en la rue Cloppin a l'ensdffne ilu roy prestir Jf'fiau, on quel lien sont n vendre, etc., s. d., in-4».

1. Seul oc la Pléiade, Klienne Jodelle était de la région parisienne. On trouverait dans ses u-uvrcs tiuolqucs vers inlércssanl riiisloirc de Paris. Ajoutons que le xvi" siècle nous lournil fort peu de poêles originaires <le l'Iic-de-Krance. Retenons pour mémoire les noms d'Hstiennc Pasquier, .Ican Godard (l'auteur de /,« Fontaine de Gentilhj). Hcroët, Nicolas Kilain, ainiabhisonneltistc, (iliarics Fontaine, .lean du Nesmes, Jacques Ooliorry, Antoine de Colel, Forrand de iJe/., (iillc-- Corrozet, Isaac Ilaljcrt, Claude de Moronne, cic.

ILK-UE-IKANCE 3G9

«me certaine tendance an libertinage, une licence f(>rt commune, caractérisent la poésie sous le règne de Louis XIII et pendant les années de la régence d'Anne d'Autriche. Après la mort do Mathurin Régnier', auteur de la Macette et du Mauvais Gîtt, ces peintures audacieuses d'une époque prise sur le vif; après l'extinclion de son école et le scandaleux procès du Parnasse Satyrique en 1623. on avait pu croire que la littérature dite jiarisienne reviendrait à des seiilinienls meilleurs. Vain espoir! il ne fallut rien moins que la fondation de l'Académie française, le faste de la cour de Lonis XIV. enfin le triomphe de l'art officiel, pour glacer la verve des écrivains militants et arrêter l'essor d'un lyrisme de mauvais lieu.

Rien, au demeurant, n'est plus confus que la poésie française an milieu du xvii» siècle. C'est, pour employer une image du temps, une scène assez vaste on viennent tonr à tour s'exercer «t s'applaudir les amants déçus et les beaux esprits. Tout l<! monde se presse là comme au cours. Chacun a grande hâte de briller, mais la cohue des gentilshommes en bonne fortune et des galants en mal de sonnet se voit «ibligée parfois de céder le pas à quelque troupe de débauchés. De même que les émules de Régnier s'étaient réunis naguère pour faire échec à Mallierbe. «le même les rimeurs du groupe de Saint-.\mant- s'opposèrent à l'école des Précieuses. Il y eut au début deux clans, mais cette ft)is si proches, si intimement mêlés, que les muses n'eurent îi souffrir d'aucune querelle. Les « goinfres » ne tardèrent pas à s'accommoder de toutes les ressources ollertes par le Parnasse et passèrent aisément du cabaret aux ruelles. La poésie (le la rue rejoignit les bureaux d'esprit. On vit alors de pauvres « nourrissons des neuf sœurs » s'introduire et briller dans les salons...

Nous voici arrivés à l'instant où la satire va sombrer dans le burlesque italien avec Scarron et périr de consomption sous

1. On sait que Mathurin Régnier était Cliarlrain. Paris l'inspira. Ses disciples Bcrlliclol. Sjgognos, Molin, enfin tous les auteurs du Cabinet fiatyrigne el du Parnasse satyrique, quoique étrangers a la capitale, ont jiris celle-ci pour décor de leurs lubriques fantaisies. C'est dans les recueils de pièces libres — plus lard les Mazarinados — qu'on trouve les meilleurs spécimens de la poésie parisienne du xvne siècle. On devinera aisément pourquoi nous avons écarté ces curieux documents.

2. Ouoique .Normand d'origine et de naissance, Saint-Amant brille au premier rang du Parnasse parisien. Nous lui aurions fait une large place parmi les poètes de cabaret si nous n'avions eu le dessoin de le situer dans sa province. Ses poèmes. Les Cabarets, La Chambre fin débauché, La Gazette «hi Pont-Neuf, Les Goinfres, sont des chefs-d'œuvre d'originalité burlesque qui nous font oublier tout ce qui a été écrit, avant lui, dans le genre descriptif et pittoresque sur l'ancien l'aris.

Boileau. La faconde, la causticité de Furetière ne retarderont pas sa fin. La poésie de cour, les bouquets à Chloris, les menus propos des ruelles, enfin tout l'art des diseurs de riens, remplacera l'œuvre truculente, imagée, des descendants de Villon et de Rabelais. Il faudra l'avènement du xviiie siècle pour que se renoue la tradition des anciens maîtres. Encore ceux qui s'y emploieront ne feront-ils qu'en hâter la décadence. Paris s'est renouvelé, il est devenu le rendez-vous de tous les provinciaux de marque, attirés par l'éclat d'une cour illustre et par le désir d'y tenir un rôle. Paris abonde en madrigaliers. Depuis soixante années et plus, les Malleville, les Saint-Pavin, les Cotin, les Benserade*, les Neufgermain, les Régnier- Desmarets , les Pavillon, pour ne citer que les auteurs parisiens, encombrent les routes du mont sacré. Les sieurs Chapelain, Desmarets de Saint-Sorlin, Gomberville, Nicolas Frenicle , Hedelin d'Aubignac, C. Coypeau d'Assoucy, Philippe et Germain Habert. F. Le Coigneux de Bachaumout, Chapelle-, Jean Grillet, Gilles Boileau, Le Petit de Beauchâteau, Pierre du Pelletier. Claude de l'Estoile, Gabriel Gilbert, Pli.-Emm. de Coulanges, La Sablière, la comtesse de la Suze, M"»" des Houlières, etc., etc., précédent une génération d'abbés libertins et autres joyeux rimeurs.

Nous allons assister à la fin d'un genre où l'esprit tiendra lieu

1. Isaacde Benserade, né et baptisé à Paris le 5 novembre 1013, — et non à Lyons-la-Forèt, en Normandie, comme on l'a cru pendant longtemps, — mort dans celle ville, le ^0 oclobre 1691, membre de rAcadémie française. Ses œuvres poétiques, publiées à Paris, cliez Sercy, en 1697, conliennent une Description de la Maison de GeutiUy et un sonnet Sur la ville de Paris. Voici, à titre de pure curiosité, celle dernière pièce :

Rien n'égale Paris, on le blâme, on le loue,

L'un y suit son plaisir, l'aulie son inlerest;

Mal ou bien tout s'y fait, vaste et graml comme il est,

On y vole, on y tue, on y pend, on y roue.

On s'y montre, on s'y eaehe, on y plaide, on y joue,

Ou y'rit, on y j)leurë. on y meurt, on y naist,

Dans sa diversité, tout amuse, tout plaist,

Juscjues à son tumulte et jusques ii sa boue.

Mais il a ses défauts, <'omme il a ses apas,

Fatal au courtisan, le Roy n'y venant pas,

Avecque sûreté nul ne s'y peut conduire.

Trop loin do son salut pourètro au rang des Saints,

Par les o<îcasions de pc^i'her et do nuire.

Kt pour vivre longtemps troj) près des Médecins.

2. Claude-Emmanuel Lbuillier (dit Cliapclle, ou la Chapelle), né on 1626, à la Cliapclle Saint-Denis, près Paris, mort en septembre 1686. Il a donné une description en vers de l'ancien couvent de Sainl- I.a/are, actuellement maison de détention, sis au faubourg Saint- Denis.

de mérite. Après l'ologie, le sonnet, le rondeau, etc., d'expression chevaleresque et tendre, nous connaitrons l'impromptu, l'épigramme, le conte en vers et lo couplet gaillard. Jamais on n'aurait cru que trois siècles de littérature dans ime province qui produisit Racine et Molière, aboutiraient à d'étroites formules erotiques et que la grAce charmante des adulateurs de la femme céderait la place à je ne sais quelle caustique « rimaille » de petites maisons ou de boudoirs clandestins.

Le peuple, il faut le dire, n'entendit rien à ces fausses élégances. II se contenta d'un art plus fruste, eu rapport avec ses mœurs, sa langue et ses usages. A défaut de poésie, il applaudit les auteurs de la Foire, se pressa autour du tréteau des farceurs et fit le succès du refrain politique. Sa belle humeur et sa franchise se complurent aux fantaisies médiocrement versifiées des Collé', des Laujon-. des Lécluse-', des Vadé*. etc. Le genre 0 poissard » donna naissance à une littérature reflétant les aspirations et la vie des plus basses classes sociales. Les tableaux saisissants de vérité, de couleur et do mouvement des Halles,

1. Poêle, auteur comique, mémorialiste et chansonnier, Charles Collé naquit à t'aris en 1701), et mourut en 1783. Secrétaire ordinaire et lecteur du duc d'Orléans, il nianifesta dès sa jeunesse son goût pour les lettres, se lia avec Gallet, l'anard, Piron et plusieurs auteurs de chansons anacréonliques, et contribua à former la société dite «lu Caveau. Ses chansons, parmi lcsc|uellcs il eu est de fort légères, ont élé réimprimées en 1864, par l'éditeur (iay. Nous publierons 1res prochainement un ^raud fragment de sou Juanial, pour les années 1761 et 1762, demeuré jusqu'à ce jour inédit.

2. Né à Paris, le 13 janvier 1727, mort le 13 juillet 1811. Fils d'un procureur au Parlement, Pierre Laujon fut destiné au barreau, mais il préféra le lliéàtre. 11 y réussit à merveille, en donnant des parodies, des pastorales cl des comédies grivoises. Il fut parfois le collaborateur de Collé. Très courtisan, sachant l'art de (latter el de plaire, il s'attacha successivement au comte de Clermont, au duc de Bourbon et au duc cl'Orléans. Kn 1775, il succéda à Geulil-lJernard comme secrétaire général des Dragons. 11 fut tout a la fois du Caveau et de l'Académie française.

3. Acteur de 1 Opéra-Comique, puis chirurgien dentiste du roi Stanislas de Pologne, N. Lécluse naquit en 1737 et mourut en 1792, laissant un ouvrage jioissard : Lêdusade ou Drjeuner de la Râpée (Paris, 1748, in-8»), réimprimé plusieurs fois à la suite des Œuvres de Vadé.

4. Avec Vadé et Lécluse finit la poésie du x\n\' siècle. Elle nous a fourni les noms du célèbre Quiuault, auteur d'un poème en deux chants intitulé Sceaux, de J. Hesnault, du Président de Malézieux, de Rcgnard, Roy, Houdart de la Motte, Tanevot, l'abbé Mangenot, Moncrif, J.-B. Rousseau, Sedaine, N. de Lisle, Dorât, Alexandre de Ségur, La Harpe, du marquis de Villette, de Dufresuy, La Condamine, Voltaire, Mérard de Saiut-Just, Rulhières, Piis, et vingt autres qui n'importent guère.

de la Grenouillère et des Percherons i remplacèrent le décor banal des comédies à la mode. Un peu plus tard, la Révolution changea brusquement les paroles des couplets de nos ancêtres, mais elle n'amoindrit pas le goût de la chose chantée. Les survivants du grand drame national et des guerres de l'Empire saluèrent par des chants l'aube d'une ère nouvelle. Le xix« siècle abusa de la chanson et de la poésie de circonstance. Sans la chanson, l'a- propos, le récit en vers, qu'eùt-on retenu du Romantisme et de l'évolution parnassienne ? Grâce à la chanson, Béranger demeura longtemps notre premier lyrique -. Musset, on s'en souvient, fut le créateur de Mimi J'inson. Hugo luimême, Hugo que Paris revendique comme le plus illustre de ses enfants adoptifs, n'a été, aux yeux du commun, qu'une sorte de grand chanteur s'assimilant les haines et les revendications de la populace. Quelques-uns lui ont donné comme successeur François Coppée, adulateur des « humbles » et dus petits bourgeois, François Coppée, poète des faubourgs... Nous osons le demander bien haut, quel écrivain noblement inspiré obtint jamais un succès égal à celui de nos Pindares de carrefour et de nos Aristophanes d'estaminet? A l'art d'Auguste Barbier, de Gérard de Nerval, de Baudelaire, Paris, centre cosmopolite de la beauté et du plaisir, préféra les couplets du Caveau et des chansonniers du Chat noir^. En vain dira-t-on que la muse gréco-latine, justement alarmée de notre indigence intellectuelle, a fui la Cité et s'est réfugiée en quelque lieu perdu dos rives de la Seine. Ne savons-nous pas que l'Ile-de-France proprement dite n'a presque jamais favorisé le a plaisant jeu de rimes? « En vain objectera-t-on que ces anciennes résidences, Fontainebleau, Versailles, Marly, etc., ont accordé une généreuse hospitalité aux porteurs de lyre; et que le Hurepoix, le .Mantois, le Vexiu français et la Brie ont donné naissance à des iiuteurs du cru. Quels furent-ils ceux-hi qui se souvinrent de la terre des aïeux? Racine chanta la Grèce; Rotrou, de Dreux, Ducis, de Versailles, travaillèrent pour la scéue tragique; Go-

1. Voyez dans le recueil intitulé Les Fantaisies poétiques on portefeuille d'un élève de Voltaire (Faris, Durand, 1780, in-li) le poème des Porcherons.

2. Il cul dos émules et de trop nombreux imitateurs. On ne s'attend pas à voir leurs noms ici. On n'y trouvera pas davantage celui de r« immortel » Uésaugiers. Il élail de Toulon. 11 a célébré Pans avec un léger accent provençal !

3. A ceux, de nos lecteurs qui nous reproclicraieut trop vivement de n'avoir pas fait (igurer ici les derniors représentants de notre vieux « génie gaulois », nous ferons observer que la plupart des brillants « humoristes » qui, depuis plus de vingt années, font la célébrité de U butte montmartroise et la gloire de l' « esprit français » ne sont pas originaires de Paris. La province qui les a produits doit, seule, les revendiquer.

Jeau fit des vers pfalants et paraphrasa les psaumes; l'abbé do V'oiseiion écrivit dos ballets et des comédies: Noyarut rima des coules galants. Seul, au xvi" siècle, Gaucliet , prieur du Dammartiii, exalta les plaisirs de la vie rustique. Sa voix un peu rude, son acccat de terroir, n'ont pas trouvé d'écho'.

Une enquête tentée dans le domaine de l'art populaire donnerait un piètre résultat. Le paysan de Seine-et-Oise. de Seineet-Marne ou d'Eure-et-Loir, ce dernier si fortement caraclérisipar Zola, n'a pas de chanson locale. Cela ne surjirend guère, car il n'appartient à aucune race nettement déterminée; il se rattache à divers groupes sociaux. Individualiste à l'excès, d'espril pratique, d'intelligence médiocre et de moralité douteuse, sans autre vertu appréciable qu'une forte résistance au travail des champs, influencé par le mirage trompeur des villes, il ne demande à la terre (pie ses revenus. Sa langue est une altération du français courant, auquel se mêlent les termes techniques de» milieux agricoles et des mots empruntés à divers patois septentrionaux et à l'argot parisien. Il n'a que faire des antiques usages observés jadis sur le sol qu'il exploite. Non seulement il ignore le u lyrisme rural », niais il méconnaît la beauté des choses rustiques. C'est le plus souvent un colon, rarement un autochtone. La poésie célébrant les vertus du sol, la beauté des sites en Ilede-France, — et ce sera là, si l'on veut, notre manière do coudure, — n'a été depuis plusieurs siècles qu'un hommage rend.i par des écrivains de diverses régions au centre de la culture française. Eu choisissant pour thèmes d'inspiration Paris, Versailles, Fontainebleau, les jolies vallées du Parisis, des poètes comme François de Corseuïbleu Desmahis-, Chénier-', Huj>o et plus tard Paul Verlaine*, Henri de llégnier'', Albert Sa-

i. Exceplionncllemcnt, dos poêles « français » ont chanté la banlieue, ses cliani|ts eu Heur, ses eaux, ses forêts et ses parcs. Nous leur avons presque loujours accordé la place à laquelle ils ont droit. Nous nous sommes cru autorisé pourtant a exclure l'un d'eux, .Mf Jacques Madeleine, en raison de sa cnédiocrité. M. Jacques Madeleine dise/. Jacques Noimand) s'est elTorcé, bien inutilement, de peindre les paysages émouvants de Fontainebleau.

2. Né à SulIy-sur--Loire, le 3 févr. 1722, mort à Paris le 23 févr. 1701. Il écrivit Le Voi/age d'Essones, récit en prose môle de vers- •i. Voyez dans ses Œuvres l'ode a Versailles : O VersHille, ô bois, ô portique* Marbres vivants, berceaux anticpies.

Par les dieux et les rois Elysée embelli, etc.

4. On ne lira pas sans agrément la pièce intitulée Xoctiœne Parisien, dans les Poèmes Saturniens :

Roule, roule ton flot indolent, morne Seine...

5. La Cité des Eaux, poèmes, Paris, Soc. du Mercure de France, iy02, in-18.

Oy^ 1,ES POETES DU TERUOIR

main', la gracieuse comtesse de Noailles-, etc., n'ont pas eu pour objet d'exalter le terroir, mais de fixer des images traditionnelles. Ils ont été, tour à tour, les interprètes de la sensibilité française. Qu'on lise, pour s'en convaincre, cette page lumineuse de Victor Hugo :

Page 1