BIETRIS
Prcs (le loy sont les marescliages Oui le donnent mille baicagcs ; Le jour fleurettes a planté, Fèves nouvelles en esté, Raves, lestucs, oingnons et aux, Porée, persis, clioux et navcaux, Que baudet sur son dos le porte Tous les matins devant ta porte.
SKBII.I.E.
Paris, diz-moy combien le vaull Une carrière qu'est la-bault, Aux champs, près le molin a vent.
Trop plus que d'or mille mardis cent.
C'est ung trésor incomparable Pour jamais a loy pardurabie; Je te demande respons moy.
Es tu bien contente de loy ?
A une porte croist le piastre; Do toy, Paris, la pierre a l'autre ; Demandes- tu plus granl noblesse Ou sais tu quiers ' autre richesse Pour édifier ta cité.
Trésor pareil n'est recité D'autre que toy, ne tel plaisance Si le fault rien c'est sul'fisance.
N'as tu Paris que Dieu le gard,
En toy l'Hostel de Beauregard,
Que l'on a fait depuis ung an
Pour longer le roy prestre Jehan,
Si d'aventure il avenoit
Et nostre seigneur le vouloil, ^
Qui vint une foys a Paris, w
beauregard scroit son logis.
SKlîlLLE.
Paris, quant bien je te remire,
En toy ne trouve que redire.
Tu es assise plaisamment
Et eslevée très haullement
Par édifices magnifiques
Composés par ars mirifiques.
De toy que veul/-tu qu'on responde?
Tu es non pareille au monde-...