‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 218 sur 284 · II · texte numérisé non relu

II

l22 LES POÈTES DU TERROIR

L'un enfin plie à part ses petits gands coupez, Et l'autre pend ses glands qui se sont échappez.

Après quand il s'agit de diviser leur trouppe, Si l'un prend la parole, un autre la luy couppe, Et font vm bruit si grand, que le moins interdit, Après bien du discours, ne sçait ce qu'il a dit.

Il faut que le hasard à la fin les assemble Et les plus près du but doivent jouer ensemble. De six joueurs qu'ils sont, pour paroistre dispos, Tel alonge ses nerfs, tel fait claquer ses os. Tel fait la cabriole, et tel eu l'air brandille, Tel de tout son pouvoir ses jambes écarquille, Et tel qui de trois jours à ce jeu n'a joiié, Dit qu'il n'a pas le corps assez bien dénoiié.

Quand ils sont préparez, le plus prompt de la bande Joue, et leur dit : Voilà mon exploit de demande, Deft'endez-y, Messieurs. Aussi tost son voisin Lasche un coup qui s'arreste au milieu du chemin. On en rit, il s'en fâche, et voyant qu'on redouble : C'est vostre bruit aussi, leur dit-il, qui me trouble. Tandis que le premier luy reproche tout haut : O le grand Procureur qui d'abord fait défaut! Cherchez vostre recours contre une autre partie, Et faites appellcr un tiers en garantie.

A peine a-t'il parlé, qu'un second sur ses pas Intervenant promet de ne demeurer pas; Mais poussant trop aussi, la boule va si viste. Qu'elle trouve à la fin le noyon pour son gisto. Tous veulent sur ce coup luy faire son procès, Et vont pour se pourvoir en matière dexcès.

Cependant le vainqueur prétend d'avoir Sentence, Qui porte pour profit débouté de deffense Quand un tiers vient, et dit : Je m'y rends opposant, Et contredis l'exploit du premier produisant : J'ay, parbleu, pièce en main baslante à le débatre, S'ils ont pris un défaut, je le feray rabatre; N'en formez point d'appel, sans lettres de relief, Je vous auray bien tost réparé ce grief.

Lors il souffle la boule, et dans sa main il crache,

Il retrousse sa manche, et puis il se détache :

Il jette tout son corps sur le pied de devant,

11 tient le droit en l'air, et le fessier au vent :

Il s'alonge d'abord, et puis il se ramasse.

Se tourne à gauche, à droite, quitte, et reprend sa place,

Pendant que tout son corps posé sur un gigot,

Se soustient et se meut, comme sur un pivot.

Il commence à joiler, et de long-temps n'achève,

Assied trois fois la boule, et trois fois la relève;

11 examine en elle et le foible et le fort.

Prend des yeux le niveau de l'un et l'autre bord :

Enfin pour mieux viser, couchant le but en joue,

Il allonge le cou, cligne l'œil, fait la moue.

Et lâche enfin la boule : Est-elle dans le jeu ?

L'un dit : Elle en a trop; l'autre : Elle en a trop peu.

L'un qu'elle va trop haut, l'autre que c'est la bonne.

Le joueur cependant craint, espère, s'estonne,

Son esprit suspendu le succès en attend,

Tantost il s'aplaudit, tantost il se reprend,

Tant que par un chemin douteux et difficile,

Elle va sur le but élire domicile :

Et si tost qu'il se void de son coup asseuré :

N'avois-je pas, dit-il, bien et deuëment juré .^

Cet incident a fait production nouvelle;

Fournissez maintenant de contredits contre elle.

Alors celuy qui suit, luy promet à son tour

Qu'il le va débouter, et mettre hors de cour :

Et donnant dans le [dos] de la partie adverse,

Prend sa boule en efTet, la tire et la renverse,

Dont luy-mcsjue il se loue, et frapant dans sa main :

Voilà joiler, dit-il, en empereur Romain.

Ce coup est peremptoire, et propre à les exclure.

Vous, monsieur, qui restez, allez-vous-en conclure.

Pour le gagner en trois, faites tous vos efforts,

Et joignez vos moyens à ceux de vos consorts.

Or ce dernier joueur estoit ce personnage,

Extravagant en geste, en habits, en visage.

Chez qui j'avois reçeu ce fameux déjeuner,

Qui ne m'empêcha point, par ma foy, de disner.

Pour paroistre dispos en marcliant il sautille,

Et ses pieds l'un dans l'autre il croise, il entortille.

Mais n'en pouvant pas bien démesler l'embarras.

Je ne sçay quel malheur le fait tomber à bas :,

Et ce plaisant objet gisant sur la poussière,

D'une long-ne risée appreste la matière.

Tel pour le relever veut des lettres du sceau,

L'autre vient s'enquérir s'il boit son vin sans eau.

L'autre veut qu'il déjeune, et l'autre qu'on le couche;

La honte cependant luy fait fermer la bouche,

Il marche tout boiteiix, il paroist tout froissé,

Et jure cependant qu'il ne s'est point blessé.

Enfin il vient au but, et déjà fait son compte,

Que ce qu'il va joUer réparera sa honte :

Mais c'est un maudit coup qui leur porte guig-non.

Il détruit tout le gain qu'a fait son compagnon,

Et donnant dans la boule, il l'éloigné de sorte

Qu'entre les deux partis on ne sçait qui l'emporte.

Un bruit confus s'élève, et chacun dit pour soy :

Je vay gager cinq sous que ce coup est à moy.

Afin que sans éclat leur querelle s'accorde.

L'un cherche une jartière, et l'autre un bout de corde

L'autre coupe un osier, mais ils perdent leurs pas;

Car ce mesme estourdy, ce faiseur d'entrechats,

Impatient de voir de nouvelles querelles,

Mesure la distance en comptant ses semelles,

Mais estant en malheur, et mesme estropié,

Il démare une boule avec le bout du pied.

Aussi-tost les débats de pins belle s'allument. Tous ces petits cerveaux de désespoir écument, Pas un ne veut quitter, et ceux de son costé L'appellent mal-adroit, lourdaut, yvro, éventé; Sur tout certain huissier, qui perd son advantage, Dit qu'il ne joilra plus s'il ne le dédommage ; Le Procureur s'en rit, dit qu'il en perd autant, Et que chacun pour soy joile ainsi qu'il l'entend. L'Huissier non satisfait luy dit qu'il est un asno, Et qu'il nen sgait pas plus au jeu qu'à la chicane : Le Procureur se pique, et dit : Parlez de vous, Qui vous feriez fouetter pour attraper cinq sous :

En devez-vous parler, dit l'autre en repartie,

C'est vous qui colludez avec vostre partie;

Le Procureur reprend : Grand Gornard, vous mentez,

G'est vous qu'on a repris pour trente faussetez.

A ces propos sanglants l'Huissier fâché s'avance,

Luy porte un coup de poing pour deffi dans la panse;

Ils se prennent aux crins, tous deux embarassez,

Non point pour se baiser, se tiennent embrassez.

Dès le premier effort de leurs mains animées,

Que de cheveux tirez, et de barbes plumées!

Los perruques, cha[)eaux, calottes, vont à bas;

On n'y respecte point manchettes, ny rabats;

La bande d'un pourpoint est d'un bout arrachée,

La terre est de rubans et de basques jonchée.

L'un saigne dos nazeaux, l'autre a les yeux pochez,

Et tous doux ont la joue, et le front écorchez.

L'Huissier comme plus fort prend l'autre, et le collette,

Dont il crève de rage, et rompt son aiguillette.

Son haut-de-chausse tombe, et met la brayo au vent;

Mais sans songer qu'il montre et derrière et devant,

Respirant la vengeance, autant que la victoire,

11 tire de sa poclio une grosse écritoire,

Dont par un tour de bras, d'un seul coup de cornet,

Il pense de l'Huissier casser le test tout net.

Lors un des assistans dit que par courtoisie

!1 faudroit sur son bras faire arrest et saisie :

De fait on les sépare, et chacun à foison

Jure que par justice il en aura raison. •

lis se chantent tous deux mille injures atroces,

Mais on les rend bien-tost amis comme à des noces ;

Gar ils connoissent bien que ce dtlel entre eux

Aux bourses seulement deviendroit dangereux,

Et que l'appel naissant de semblable querelle

Au lieu des Prez-aux-Glercs iroit à la Tournelle.

îSans parler dans l'accord de dédit, de pardon,

L'un va se rattacher, puis cherche son cordon ;

L'autre torche sa jolie, et pour le coup il prie

Qu'on en laisse juger ceux de la gallerie.

Là, le coup de l'Huissier est jugé le plus près.

Et ce, pour tous dépens, dommages, interests. /

Après ce coup jugé, chacun reprend sa place,

Le jeu se continue avec mesme g-rimace.

Avec mesme discours, mesme ordre, et mesme bruit;

Mais qui pourroit décrire un si plaisant déduit?

Jamais ny l'inventeur des balets de postures,

Ny peintre en dessig-nant mille et mille figures,

N'ont mis avec leur art l'homme en tant de façons :

Tels jouent ramassez comme des limaçons,

Tel se void, dont toujours la posture se moule

Selon les divers tours qu'il souhaite à sa boule :

S'il veut qu'elle aille viste, il se penche en avant ;

Quand elle va trop fort, il recule souvent,

]']t comme il la souhaite éloignée ou prochaine,

De son poulmon il pousse, ou retient son haleine;

Tel à se démener trop ardent et trop pront,

Peut à peine suffire,à s'essuyer le front,

11 défait son collet, lâche son aiguillette,

Déboutonne sa gorge, ouvre sa chemisette,

Et met sur ses cheveux son mouchoir à la fin,

De crainte d'engraisser sa coëfFe de satin.

Tel suit courant sa boule, et lorsqu'il en est proche

11 saute pardessus, comme un fondeur de cloche.

Tel qui la suit de près, la croit faire rouler.

Pour luy dire une injure, ou pour la cajoUer :

Il la flatte tantost, tantost il la menace,

Tel a soin d'applanir et nettoyer la place,

Tel prend pour la conduire un patron dans les cieux,

Tel la pense guider par un roulement d'yeux.

Et tel serrant le poing, tire un bras en arrière,

Lorsqu'il veut arrester la boule en sa carrière,

Kt qu'il voit que trop tost elle tombe en aval,

Ainsi que s'il tenoit les resnes d'un cheval.

Le plus divertissant, c'est que chacun se pique De bien dire, en parlant sa langue de pratique : Quand une boule pousse une autre en son chemin, Elle a lettres, dit-on, pour la conforteniain; C'est subrogation, quand elle entre en sa place : Distraction se fait, alors qu'elle la chasse, Et c'est réintégrande, alors qu'elle revient, Ayant un peu gauchi du chemin qu'elle tient :

ILE-DE-FHANCE

Quand elle tourne ailleurs, c'est un déclinaloire ;

Va-t'elle un peu trop doux, c'est lors le pélitoire ;

Si quelqu'un met au but, soudain il s'applaudit,

Disant qu'il a fourni pièce sans contredit, •

Et si l'un des perdans joue à l'acquit son homme,

Qui luy gagne ou pareille, ou plus notable somme;

Ils disent au vaincu pour consolation :

Qui gagne au principal, perd en sommation.

Enfin, si je voulois achever ce qui reste, J'aurois plutost écrit le Code et le Digeste, Tous les mots du palais soit à droit, soit à tort, Trouvent avec ce jeu, chez eux, quelque rapport. lis se querellent mesme en semblables paroles : Qui joue à contre-temps, n'est point au tour des rôles Qui donne un démenti, dit qu'il s'inscrit en faux ; C'est dol, quand la partie est faite entre inégaux; Qui vend ses compagnons, est stellionataire; Qui conteste souvent, un plaideur téméraire; Et si quelqu'un soutient un mot qui fait affront. Il dit qu'il va subir le rôcol et confront.

Quand la nuit fait quitter, chaque perdant conteste.

Et veut qu'on le raquitte, ou qu'on gagne son reste.

Ou si quelqu'un d'entre eux se retire vaincu,

C'est d'un teston qu'il paie au lieu d'un quart d'écu;

Mais celui qui reçoit ne luy fait point de grâce,

Et dit qu'il paîra donc les boules pour la passe.

La joye ou la tristesse, emprainte sur leur front.

Fait connoistre le gain ou la perte qu'ils font; •

Qui gagne, en s'en allant, dit avec raillerie.

Qu'il a par dessus tout joué la gausserie.

Ces mazettes, dit l'un, croyoient nous attraper.

L'autre rit, et dit : Bon, j'ay gagné mon souper,

Tandis que les perdans à peine en ces atteintes,

Tant leur cœur est serré, peuvent former des plaintes,

Pour dire que quelqu'un leur a porté guignon,

Ou que tout le malheur vient de leur compagnon.

J'estois de telles gens déjà las à merveille,

Lors que mon Procureur me vient dire à l'oreille,

Si je veux du levraut aller manger ma part.

l28 L1£S POÈTES DU TEKROIR

Moy je l'en remercie, et dis qu'il est trop tard ; Aussitost il esquive, et la nuit survenue Luy faisant concevoir que je le perds de veiio, Il dit à sou huissier : Vous plaist-il de ce pas Vous en venir chez moy prendre un mauvais repas? On m'a fait uu présent d'un levraut d'importance Que j'aurois plus gardé n'estoit cette occurence; Si je le mangeois seul j'aurois quelque remords. J'ay dit qu'on luy fist faire un friand juste-au-corp' Et l'ay fait envoyer exprès à la bazoche. Il fait plus de profit eu paste qu'à la broche : Quand on le met rostir, il se mange en un soir. Il faut pour l'achever plus d'une fois nous voir ; Puis j'en veux envoyer quelques tranches en ville. Qui mange d'un morceau, c'est autant que de mille. Jay regret seulement qu'on me l'ait présenté Sans qu'on ait eu l'esprit de le mettre en pâté.

Alors mes chicaneurs enfilent une route

Que je ne suivis pas, car on ne voyoit goutte,

Et moy qui jusqu'à lors, marchant à pas contez,

Sans en estre appercou les avois écoutez,

Je cours en mon logis, où par mille pensées

Je tire du profit des sottises passées.

ï'ayant fait ce récit, Maucroix, t'étonnes -tu Qu'aujourd'huy le Palais se trouve sans vertu? Pourroit-on rencontrer une ombre de justice. Où règne cette énorme et barbare avarice ? Ceux qui dcvroient servir de son premier soutien... Mais ce que j'en dirois ne serviroit de rien : Il leur faut des censeurs plus forts que ma Satyre. Qu'il nous suffise donc, amy, de nous en rire.

{Poésies dii'erses, 16<)4.)

FRANÇOIS GOLLETET

(ir,28-1680)

La vie de François Colletet repose tout entière sur deux on trois légendes accréditées par les éditeurs d'anecdotes littéraires et entretenues par de peu scrupuleux biographes. Au demeurant, fils de Guillaume Colletet, il était né à Paris en 1623, Mauvais poète, dit-on, et qui ne fit jamais honneur à son père, lequel l'avait initié à la poésie et aux belles-lettres. « François Colletet, écrit VioUet-le-Duc, parait avoir été militaire; car, f;iit prisonnier par les Espagnols en 1651, et conduit en Espagne, il y subit trois ans de captivité. » De retour à Paris, il vécut et mourut fort pauvre en 1672, justifiant ces deux vers do la première satire de Boileau :

Tandis que Colletet, crotté jusqu'à l'échiné.

S'en va cherchant son pain de cuisine eu cuisine...

« Il faisait, dit-on, pour gagner quelques écus, des traductions et des compilations; son goût dominant le portait vers la poésie, mais, alors comme aujourd'hui, la poésie ne nourrissait pas le poète le plus sobre. Il était toujours comme Boileau l'a dépeint, o crotté jusqu'à l'échiné », et il ne fréquentait guère que les cabarets, où il se trouvait en compagnie d'autres poètes aussi gueux que lui, tels que Ciiarles Beys, du Pelletier, Loret, etc. » Il prenait gaiement son parti contre la misère, suivant en cela l'exemple de son père, lequel ne lui avait laissé pour tout héritage que des dettes qu'il ne paya d'ailleurs jamais. Il s'est peint d'après nature dans un livre curieux, Le Tracas de Paris ou la seconde partie de la Ville de Paris, publié à la suite du poème de Berthod (Paris, Antoine RafOé. 1666. in- 12; 1679, in-12; 1689, in-12, etc.; Paris, J. Musier, 1699. in-12). «Nous le voyons apparaître là. écrit le Bibliophile Jacob, avec toute sa candeur et toute sa bonhomie, mélangée parfois de finesse et de malice.. \ussi bien François Colletet connaît-il les bons endroits où l'on boit et où l'on mange, car c'est un épicurien incorrigible, ne regardant pas à la dépense et s'enivrant tant qu'il possède un écu dans sa poche. »

François Colletet est l'auteur d'une foule d'ouvrages en prose

et en vers, parmi lesquels nous signalerons, à titre purement documentaire. Les Muses illustres (Paris, P. David et Chamhoudry, 1658, in-12) : La Muse coquette (Paris, J.-B. Loyson, 1665, in-12) : un Abrégé des antiquités de la ville de Paris, etc., Paris, J. Guignard ou Pepingué, 16G4, in-12) ; une Description des rues de Paris avec les quais, ponts, etc., Paris, A. de Rafflé, 1677. 1679, 1689, et nouv. éd., Paris, veuve Jombert, 1722, in-12; Le Bureau académique des honnestes divertissements de l'esprit (Paris, 1677, in-i»), et enfin un curieux Journal des affaires dt Paris, contenant ce qui s'y passe tous les jours de plus considérable pour le bien public {^.Var\s, a du bureau des Journaux, des Avis et des AfTaires publiques, rue du Meurier, proche Saint- Nicolas du Chardonnet »). dont on possède 18 fascicules de format in-4°, publiés du 5 juillet 1676 au 24 novembre de la mèmi année. Cette feuille, qui paraissait le jeudi par cahiers de 8 r lO pages, a été réimprimée en 1878, par M. Heulhard. sous 1« titre : Journal de Colletet, premier petit journal parisien, in-4» Le Tracas de Paris a été inséré par P.-L. Jacob dans son édition de Paris ridicule et burlesque au dix-septième siècle (Paris A. Delahays, 1859, in-18).

Bibliographie. — Abbé Goujet, Biblioth. française, t. XVI p. 281. — Viollet-le-Duc, Biblioth. poétique, Paris, Hachette 1853, in-18. — Fr. Lachévre, Bibliogr. des rec. collect. de poésit fr., 1597-1700, t. III et IV.

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