On bisse les deux premiers vers de chaque couplet
DAUPHINS
— Mon fils, en Avignon, On dit qu'elles sont coquettes,
Et dansent le branle Tous les jours de l'année Avec leurs frères et leurs galants.
— Les filles d'Avignon Sont bien trop délurées :
Elles vous enjôlent Avec leurs paroles mielleuses Et en ont vite assez d'un amoureux.
— Mon fils, pour la beauté, Cours vite en terre d'Arles.
Il y a des princesses Plus belles que le jour Qui te feront pûmer d'amour.
— Qu'importe la beauté?...
J'ai le cœur malade, mère.
Les filles d'Arles Ne savent que s'attifer Et par les rues se pavaner.
— Mon fils, passe la mer, Va chercher en Amérique :
A ce que l'on m'a dit, Les filles, là-bas, Portent l'argent à pleins cabas.
— Moun fiéu, en Avignoiiu, Plus belle que lou jour Dison que soun cafignoto, Que te faran fringa d'amour.
E fan lou brande Dequ'enchau la bèuta?...
Touti h jour de l'an Ai lou cor que me dou, maire;
Emé SI fraire et si galant. LJs Arlatenco
— Li fîho d'Avignoun Sabon que se pimpa N'en soun bèn trop degouiado : E pèr carrière s'alarga.
Nous embelinou ^i^^,^ ^ -.y^ p.,sso la ^^r,
Eme soun teta-dous, y^i cerca dins l'Americo :
En anleupround'unamourous. M'an voufu dire
— Moun fiéu, pèr la bèuta, Que li fîho eilabas Courre lèu en terro d'Arlo : Porton l'argent à plen cabas.
l'a de princesso
— De tant d'argent sonnant, Mère, que voulez-vous en faire?
Dans notre chaumière Ce serait gros embarras.
0 mère, laissez-moi pleurer.
— Mon fils, s'il ne te chaut Gentillesse, ni richesse,
Fais-toi donc moine
Dans quelque monastère
Pour prier Dieu, ta vie entière.
— J'ai bien trop prié Dieu Qui m'a ravi moo amie.
Je vais la retrouver.
Vite, pour votre enfant, Tissez, ô mère, un linceul blanc.
— De taut d'argent tintin, Dins quauquo mounastié,
Maire, que n'en voulès foire?.. Pèr prega Diéii tijourentié.
Dins nostro granjo ^j bon trop prega Dieu
Sarié gros embarras... q^^ ^,^ r,^„l,a mounamigo;
O maire, leissas-me ploura. j^a vau rejoiigne :
— .Moiinfiéu,senoun t'enchan Léu-lèu, pèr veste enfant,
Galantiso ni richesse, Teissès, o maire, un linçouManc. Rénde-to moungc