ARISTIDE BRUANT
M. Aristide Bruant naquit à Courtenay, le 6 mai 1851. Issu d'une famille de bourgeois, il fut mis au lyccie de Sens. En 1870, il lit i^artie d'une compagnie franche, les gars de Courtenay, commandée par un vieux sergent. Après la guerre, il vint à Paris prendre un emploi à la compagnie du Nord. Aux heures de loisir, il apprit la musique et rima ses premiers vers. « Vivant au milieu du peuple, écrit Oscar Méténier. il avait en germe ce talent d'observation qui devait plus tard se développer si merveilleusement. Une sympathie naturelle l'attirait vers les hum« blés, les opprimés qui soulfraient comme lui. » H résolut de so faire le chantre des misérables, et, après avoir étudié leurs mœurs, s'être assimilé leur langage, il nous a donué l'œuvre pittoresque, humaine, émouvante, que l'on connaît, une <L'uvre où l'originalité se dégage de la langue prime-saulièro de la rue, pour peindre la rue et ses habituels héros.
11 a fait paraître successivement plusieurs recueils de chansons : Dans la Une, dessins de Steinlen, Paris, A. Bruant, 1889- 189.'>, 2 vol. in-12; Chansons et Monologues, Paris, E. (ieifroy, 1896-1897, 3 vol. gr. in-S»; Sur la Route, ChAteau de Courtenay (Loiret), A. Bruant, 1899, in-l8. On lui doit en outre : L'Argot ait vingtième sLcclr. Dictionnaire franrais-argot, à Paris, chez l'auteur, 1901, in-8'; Les Bas-Fonds de Paris, Paris, J. Roull', 1897- 1899, 3 vol. in-8°, et deux périodiques : Le Mirliton, lourauX illus. tré (84, boulev. Ilochechouart, Paris), 1885-1891, gr. iu-8», et La Lanterne de Bruant, Paris, 1897-1899, 3 vol. in-8».
BiBi.lonnAPiilE. — W. G. Byvauck, Un Hollandais à Paris en IS'J t,Viiris, Porrin,1892, in-18. —Oscar Méténier, J//5/. Bruant, Paris, 1 8!)3. — Les Chansonniers de Montmartre, A" spécial, Paris, Libr. Univ., 190G, iu-8».