‹ Les poètes du terroir du 15e siècle au 20e siècle; textes choisis accompagnés de notices biographiques, d'une bibliographie et de cartes des anciens pays de FranceChapitre 29 sur 284 · LE MESSAGER D'AMOURS · texte numérisé non relu

LE MESSAGER D'AMOURS

Un petit oiseau, blanc comme neige, se balan(;ait sur une branche d'épine.

— Veux-tii être messager? — Je suis trop petit, et ne suis qu'un petit oiseau.

— Si tu es petit, tu es subtil; tu sais le chemin? — Oui, je le connais bien.

Il prit le billet dans son bec, et l'emporta en s'envolant.

Il s'envola jusqu'à la demeure de ma mie. — Dors-tu, veilles-tu, es-tu trépassée ?

DE MINNEBODE

Daer was een sneeuwwit vogeltje, Al op een stekend doornetje, Din don deyne, al op een stekende doornetje, Din don don.

— Wilt gy nict raynen bode zyn?

— Ik ben te kleyn een vogelkyn. 0

Din don, enz.

— Zyt gy maer kleyne, gy /yt snel;

Gy weet den weg ? — Ik weet hem wel.

Diu don, enz.

Hy nam denbrief in zynen bek, En vloog er meè tôt over't hek,

Din don, enz.^ Hy vloog tôt aen myn zoetlîefs deur.

En slaep ye, of waek ye, of zi t gy doodt ?

Din don, enz.

1. Les trois pièces publiées ici sont extraites des Chants populaires 'fes Flamands de France, de E. de Coussmaker, Gand, imprimerie F. et E. Gysclynck, 1856.

— Je ne dors ni ne veille, je suis mariée depuis une demi-année.

— Tu es mariée depuis une demi-année. 11 me semblait que c'était depuis mille ans.

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