JEANNE
— Ah! Jeanne, disait-il, Jeanne, — Pourquoi necliantestu pas? — Eh! que chanterai-je, dit-elle, — Dans trois jours je ne serai plus.
Jeanne était à peine en terre, — Jean se maria à une autre femme. — Et celle-ci donna des coups aux enfants, — En disant : Pourquoi n'allez-vous pas chercher votre pain?
Le lendemain, à neuf heures, — On vit aller les trois petits enfants — Vers le tombeau de leur mère — Et s'y arrêter tous trois.
— 'K en slape hoch 'k eu wake niet; Ik ben petrouwd al een half jaer.
Dio don, cnz.
— Zyt gy gotrouwd al een half jaerj Het dochte my >vel duyzcnd jaer.
Din don, enz.
TJANNE
— Ach! Tjanne, zyde hy, Tjannnc, Wacrom en zingdc gy niet?
— En wat zoudiir ik g.ion /.ingon, By dry dagcn en bondcr ik niet.
Tjanne was schnors in d'aerde, Yan trouwde mot een ander lief.
En zy gaf de kinderen slagen,
En zy zeyd' : Waeroin zockt gy niot.
'S Morgens ton nr-gon uren, Zag ineu de dry kiudjes gaen, Naer bct graf vau hulder inoedcr En zy bleven daor stille staen.
Ils prièrent beaucoup — Et se mirent à genoux. — Et sur la prière qu'ils y firent, — La tombe s'ouvrit en ti'ois endroits.
Elle prit son deuxième enfant — Et le plaça sur ses g-enoux, — Et elle prit son plus jeune — Et le porta à son sein.
Et elle lui donna de son lait, — Comme font les mères chastes. — Ah! enfants, dit-elle, enfants, — Que fait votre père à la maison.'
— Ah! mère, dirent-ils, mère, — Notre faim est bien grande. — Levez-vous et venez avec nous, — Nous irons ensemble mendier notre pain.
— Ah! enfants, dit-elle, enfants, je ne puis vraiment me relever; mon corps est couché sous terre; c'est mon àme que vous voyez ici.
Zy lazen en zy badon, Zy vielen op hulder knièn.
Op 't gebed dat zy daer lazen, Het graf sprong open in drien.
Zy nam het middelste zoontje.
En zy ley 't op haren schoot.
En zy nam het jongste zooatje En zy ley 't aen haer borst bloot.
En zy gaf t nog eerst te zuygen, Gelyk al de moeders kuisch.
— Ach! kinders, zeyde zy, kinders, Wat doet uwen vador al l'huys ?
— Ach ! moeder, zeyden zy, moeder, Myn honger is wel te groot.
Staet op en gauwe gy mede,
Wy zullan t'saem vragen ons brood.
— Ach ! kinders, zeyde zy, kinders, 'K en kan voorwaert niet opstaen, En myn lichaem ligt onder d'aerde, En den geest doet my hier staen.