‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 113 sur 393 · BOOZ* ENDORMI · texte numérisé non relu

BOOZ* ENDORMI

Booz s'était couché, de fatigue accablé ; Il avait tout le jour travaillé dans son aire, Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ; Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

Ce vieillard possédait des champs de blés et d'orge ; Il était, quoique riche, à la justice enclin ; Il n'avait pas de fange en l'eau de son moulin ; Il n'avait pas d'enfer dans le feu de sa forge.

Sa barbe était d'argent comme un ruisseau d'avril. Sa gerbe 8 n'était point avare ni haineuse ;

1. Booz, Eag. Boas, a well-known character in the Bible; se© thebook of Ruth, chap. III

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