‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 152 sur 393 · Mon sbin, mm cœur · texte numérisé non relu

Mon sbin, mm cœur

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O paresseux enfant ! regarde, je suis belle.

Notre premier baiser, ne t'en souviens tu pas, Quand je te vis si pâle au toucher de mon aile, Et que, les yeux en pleurs, tu tombas dans mes bras ? Ah ! je t'ai consolé d'une amère souffrance ! Hélas ! bien jeune encor, tu te mourais d'amour. Console-moi ce soir, je me meurs d'espérance ; J'ai besoin de prier pour vivre jusqu'au jour.

Est-ce toi dont la voix m'appelle, O ma pauvre Muse, est-ce toi ?

O ma fleur ! 6 mon immortelle !

Seul être pudique et fidèle Où vive 1 encor l'amour de moi !

Oui, te voilà, c'est toi, ma blonde, C'est toi, ma maîtresse et ma sœur 1 Et je sens, dans la nuit profonde, De ta robe d'or qui m'inonde I<es rayons glisser dans mon cœur.

LA muse.

Poète, prends ton luth ; c'est moi, ton immortelle, Qui t'ai vu cette nuit triste et silencieux, Et qui, 2 comme un oiseau que sa couvée appelle, Pour pleurer avec toi descends du haut des deux. Viens, tu souffres, ami. Quelque ennui solitaire Te ronge, quelque chose a gémi dans ton cœur ;

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