‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 16 sur 393 · B&RANG3R · texte numérisé non relu

B&RANG3R

Toi que j'adoptai pour patrie, Et d'où je crois me voir bannir, Entends les adieux de Marie, France, et garde son souvenir.

Iye vent souffle, on quitte la plage, Et, peu touché de mes sanglots, Dieu, pour me rendre à ton rivage, Dieu n'a point soulevé les flots I

Adieu, charmant pays de France,

Que je dois tant chérir 1 Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter, c'est mourir.

Lorsqu'aux yeux du peuple que j'aime.

Je ceignis les lis éclatants, 1

Il applaudit au rang suprême

Moins qu'aux charmes de mon printemps.

En vain la grandeur souveraine

M'attend chez le sombre Écossais ;

Je n'ai désiré d'être reine

Que pour régner sur des Français.

Adieu, charmant pays de France,

Que je dois tant chérir !

Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter, c'est mourir.

L Ji oncuris LB8 us ioLATAim, an allusion to the fact that the orown of Freneh Klngs and Queens was adorned with liUw, this flower beinp the emblem adopted by French royalty.

l8 1&S PORTES FRANÇAIS.

I^'amour, la gloire, le génie, Ont trop enivré mes beaux jours ; Dans r inculte Calédonie 1 De mon sort va changer le cours. 2 Hélas ! un présage terrible Doit livrer mon cœur à l'effroi !

J'ai cru voir, dans un songe horrible Un échafaud dressé pour moi.

Adieu, charmant pays de France,

Que je dois tant chérir !

Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter, c'est mourir.

Fiance, du milieu des alarmes, La noble fille des Stuarts, Comme en ce jour qui voit ses larmes Veis toi tournera ses regards.

Mais, Dieu ! le vaisseau trop rapide Déjà vogue sous d'autres deux, Et la nuit, dans son voile humide, Dérobe tes bords à mes yeux !

Adieu, charmant pays de France,

Que je dois tant chérir !

Berceau de mon heureuse enfance, Adieu ! te quitter c'est mourir.

L OALÛBamm, » aame formerly given to Scotland.

J. Cours, the ordçr is : le cours de mon sort va changer.

Page 1