‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 190 sur 393 · Sainte Anne, the patron saint of Bgttany · texte numérisé non relu

Sainte Anne, the patron saint of Bgttany

222 tES POÈTES FRANÇAIS.

— Tiphaine, indigne enfant des braves chefs de Vanne,* Opprobre de ta race et honte de Komor, Conjure le Sauveur, afin qu'il ne te damne ;

J'ai souffert très longtemps : je puis attendre encor. — Le Jarle recula dans l'angle du mur sombre, Et Tiphaine pria sous ses longs cheveux d'or.

Et sur le bloc l'épée étincelait dans l'ombre,

Et la torche épandait sa sanglante clarté,

Et la nuit déroulait toujours ses bruits sans nombre.

Tiphaine s'oublia dans un rêve enchanté...

Elle ceignit son front de roses en guirlande, Comme aux jours de sa joie et de sa pureté.

Elle erra respirant ton frais arôme, ô lande !*

Elle revint suspendre, ô Vierge, à ton autel

Le voile aux fleurs d'argent» et son âme en offrande.

Et voici qu'elle aima d'un amour immortel i Saintes heures de foi, d'espérance céleste, Elle vit dans son cœur se rouvrir votre ciel !

Puis un brusque nuage, une union funeste :

Le grave et vieil époux au lieu du jeune amant..

De l'aurore divine, hélas ! rien qui lui reste !

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