‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 209 sur 393 · OCTOBRE · texte numérisé non relu

OCTOBRE

Puisque Cybèie* a clos ses amours de l'année, Puisqu'elle a, jusqu'à mai, veuve du beau soleil, Feuille à feuille, quitté sa robe d'hyménée, Et que, froide déjà, triste et découronnée, Elle va réparer ses flancs dans le sommeil ;

1 . Oyb*le, En g. : Cyhela, was the daughte? of heaven and the mother of Jupitkr, Juno, Niptune, etc- ; she is hère identifiée! with the earti).

& AXJGIKR. 239

Puisque les vignerons ont fini la vendange Que le vin a coulé sous l'effort des pressoirs, Que, pour les soirs d'hiver, le village s'arrange, Que l'attirail des chemps 1 j 'alrite tcrs la grange, Et que les froids matins te rspprcchert c'es soirs ;

Quittant les champs mouillés et les vignes désertes, Regagnons à Paris nos gîtes enfumés :

Ce n'est plus la saison des vestes entr' ouvertes, Des chaleurs qui faisaient aimer les cmbres vertes, Des levers matinaux et des toits mal fermés.

Ce qu'il faut maintenant, c'est une chambre close,

Un foyer où pétille un fagot de genêts,

De la bière, une pipe, et, dessus toute chose,

Deux compagnons qu'on aime, avec lesquels on cause

Bien avant dans la nuit, 8 les pieds sur les chenets.

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