‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 214 sur 393 · LES FRAISES DES BOIS · texte numérisé non relu

LES FRAISES DES BOIS

Quand de juin s'éveille le mois, 1 Allez voir les fraises des bois Qui rougissent dans la verdure, Plus rouges que le vif corail, Balançant comme un éventail Leur feuille à triple découpure.

Qui veut des fraises du bois joli ?

En voici, En voici mon panier tout rempli, Des fraises du bois joli !

Rouge au dehors, blanche au dedans, Comme les lèvres sur les dents, I^a fraise éoand sa douce haleine, 2 Qui tient 3 de l'ambre et du rosier ; Quand elle monte du fraisier, On sait que la fraise est prochaine.

Page 1