‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 255 sur 393 · Miraobs, réflexion · texte numérisé non relu

Miraobs, réflexion

1 Perdu, caché

& pxxs ufm étreintes scttM, refera to lueurs in the preeedinf verte.

278 tÉS POÈTES FRANÇAIS.

" Au bout du rayon qui nous troue, Le temps nous roule obstinément, Filles d'Ixion, 1 sur la roue Inflexible du firmament.

" Nous sommes les vierges plaintives Dont l'orgueil sublime est puni :

Car c'est être deux fois captives Que de l'être dans l'infini."

— Maudissez les destins infâmes Durant les soirs silencieux !

Vous êtes les sœurs de nos âmes,

Étoiles qui pleurez aux cieux .

Comme vous, flammes immortelles, Leur honneur est fait de clarté :

Cependant, comme vous, sont-elles 2 En prison dans l'immensité !

En vain, devant elles,3 le Rêve Ouvre l'azur des cieux béants, Une invisible main, sans trêve, Les cloue aux terrestres néants.

Sous leurs ailes grandes ouvertes, Sans les emplir, passe le vent.

Comme vous, elles sont inertes Sur un chemin toujours mouvant.

1. Ixion, wascondemned by Jupiter to be tled upon an incespantly turning wheel. 2 Sont-blles, elles sont, the transposition being made for the sake of rturmê. S. Elles, refers to " nos âmes " in the verse before the last, as does the rest of th« poem.

Leur désir seul franchit l'espace Dans son désespoir impuissant, Et la plus illustre qui passe Marque sa gloire avec du sang.

Maudissez les destins infâmes Durant les soirs silencieux !

Vous êtes les sœurs de nos âmes, Étoiles qui pleurez aux cieux !

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