‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 26 sur 393 · LE PREMIER AMOUR · texte numérisé non relu

LE PREMIER AMOUR

Vous souvient-il de cette jeune amie, Au regard tendre, au maintien sage et doux ?

A peine, hélas ! au printemps de sa vie, Son cœur sentit qu'il était fait pour vous.

Point de serment, point de vaine promesse :

Si jeune encore, on ne les connaît pas ; Son âme pure aimait avec ivresse, Et se livrait sans honte et sans combats.

Elle a perdu son idole chérie ; Bonheur si doux a duré moins qu'un jour I Elle n'est plus au printemps de sa vie : Elle est encore à son premier amour.

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