‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 27 sur 393 · LA LIBERTÉ · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ

" I*a Liberté, ma fille, est un ange qui vole. Pour l'arrêter longtemps la terre est trop frivole. Trop d*eucens lui déplaît, trop de cris lui font peur; Elle étouffe en un temple, et sa puissante haleine, Qui cherche les parfums et l'air pur de la plaine,

36 tas portes Français.

Rafraîchit en passant le front du laboureur.

On dit qu'elle descend rapide, inattendue ; Que son aile sur nous repose détendue — Hélas ! où donc est-elle ? En vain j'ouvre les yeux ; En vain, dit-on : "Voyez ! je ne la vois qu'aux cieux. Loin, bien loin des palais, au toit du pauvre même, Où Ton travaille en paix, où Ton prie, où Ton aime, Où Pindigence obtient une obole et des pleurs. I^a déesse en silence aime à jeter ses fleurs."

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