‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 283 sur 393 · Forts tiraqks, large circulation, issne · texte numérisé non relu

Forts tiraqks, large circulation, issne

9 Lorsqub jr fais uw BiLLKT pour mox Bots, when îslgo a note to pay for my buraingwood.

Pendant la session j'en fixe l'échéance, Et je m'acquitte après une bonne séance*

Je m'éloignais, trouvant singulier le destin Qui voulait que ce fût le crime du matin Ou le tumulte fait dans les Chambres, la veille, Qui donnât quelque aisance à cette pauvre vieille. Je trouvais un plaisir ironique à savoir Que l'antique combat du peuple et du pouvoir Et tout leur vain travail pour mettre en équilibre Le besoin d'être fort et l'ardeur d'être libre, Le prétoire vibrant à la voix des tribuns, L'assemblée en démence et les cris importuns Qu'on poussera toujours autour du Capitole, Et tout ce que produit, aux jours de rage follet Le parlementarisme et son jeu régulier, Aidassent cette femme à payer son loyer.

Il me plaisait assez que le bruit de la presse Assurât par hasard le pain d'une pauvresse, Et que tout ce scandale eût ce bon résultat Qu'elle pût vivre, à bord du vaisseau de l'État, Durement ballotté sur la mer politique, Ainsi qu'une souris dans un transatlantique.

Un soir, — les premiers froids étaient déjà venus, — Au fond de la chétive échoppe, j'aperçus Un spectacle nouveau, qui me fit de la peine. C'était un pauvre enfant, — huit ou dix ans àpehtë, •

Blond, pâle, l'air malade, habillé tout en deuil, Qui se tenait assis dans un petit fauteuil, Ayant sur ses genoux un vieux dictionnaire Et regardant avec des yeux de poitrinaire. 1

Je demandai :

— Quel es * donc ce petit garçon ?

— Mais c'est mon petit-fils; il apprend sa leçon Me répondit, d'un air tout orgueilleux, la vieille ; Et les Frères 2 en sont très contents !

— A merveille !

Repris-je.,. Ses parents l'ont envoyé vous voir?

— Hélas ! mon bon monsieur, voyez... il est en noir. Pauvre enfant ! il n'a plus sa mère ni son père ;... Mais sa bonne-maman 3 1' élèvera, j'espère.

Maintenant il n'a plus que moi, cher innocent !

Il a coûté la vie à ma fille en naissant...

Et voilà des malheurs qu'on ne peut pas comprendre...

Des orphelins d'un jour !.. . Quant à mon pauvre gen-

II était étameur de glaces ; et les gens [dre,

Dans ce vilain métier, ne durent pas dix ans

S'ils n'ont pas les poumons comme un soufflet de forge...

A cause du mercure...

— Allons ! un sucre d'orge,*

Page 1