‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 307 sur 393 · D'un mâle refrain, i. e. la Marseillaise · texte numérisé non relu

D'un mâle refrain, i. e. la Marseillaise

3. Que les sabots aillent leur train, lit. : let your wooden shoes go on, t. e, often corne and go.

F. fabiÊ. 333

Ris, pleure, chante, souffre, espère !

Sois à ton tour père et grand-père De nombreux gars vaillants et beaux ; Que le tas de petits sabots S* augmente chaque au d'une paire :

Ris, pleure, chante, souffre, espère !

Mais quoi ! te voilà dans un coin, Aïeul dont on a peu de soin ?

Viens, je te ferai des chaussures Où du froid narguant les morsures, Tu pourras mettre paille et foin. 1 Viens, quand tu seras dans le coin.

Tu les chaufferas à la braise, Tes orteils y seront à Taise Pour bercer quelque nourrisson Au bruit d'une vieille chanson Qui le rendorme ou qui l'apaise....

Tu les chaufferas à la braise...

Et quand les temps seront venus

D'aller vers des bords inconnus

Faire un voyage redoutable,

Quitte tes sabots sous la table,

Parmi les sabots plus menus,

Et pars comme tu vins, — pieds nus.

{Le Clocher. — 1887.)

1. Foix, an allusion to the factthat old pensants often stufftheir wooden shoes with straw or hay to make them warmer.

334 WS POETES FRANÇAIS,

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