‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 328 sur 393 · Cmaxs, bere · texte numérisé non relu

Cmaxs, bere

3f2 IXS POETES FRANÇAIS.

— Tu plaisantes, dit-il... Puis il reprit après : *— Car depuis que la mer est mer, elle est ici.

Cinq mille ans il s'écoula.

Je suis repassé par là.

A ia place des flots au panache d'argent

Se déroulaient sans fin des flots à crête d'or. 1

Le désert ! Aucun arbre au lointain n'émergeant.

Du sable là, du sable ici, du sable encor.

Et quand j'interrogeai sur ce nouveau décor

Le marchand qui chargeait ses chameaux à genoux

— Depuis le jour, dit-il, où l'être a pris l'essor, On connaît ce désert, éternel comme nous.

Cinq mille ans il s'écoula.

Je suis repassé par là.

Et voici derechef 1 une cité debout, Avec ses lois, ses murs, ses palais et ses Dieux, Et son peuple grouillant ainsi qu'une eau qui bout. Alors j'ai dit très haut à ce tas d'orgueilleux :

— Où sont donc les flots verts, les flots d'or, les flots Et la cité du temps jadis ? — Et l'un cria : [bleus.

— Notre ville est, sera, fut toujours dans ces lieux. — Et j'éclatai de rire au nez de l'Arya. 8

Coulera ce qui coula I. . .

Je repasserai par là.

(Blasphèmes).

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