‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 347 sur 393 · LE NA VIRE · texte numérisé non relu

LE NA VIRE

Au milieu des vivats, le voilà qui s'élance Balancé par la vague ainsi qu'un grand berceau, Pour qu'il puisse affronter tes flots, 6 mer immense C'est de chêne et d'airain qu'on a fait le vaisseau !

Sous l'azur éclatant, les trois couleurs de France, Symbole glorieux, décorent son drapeau, Et, comme au bout du monde 1 il porte l'espérance, On attache à ses mâts les ailes de l'oiseau.

O navire ! qu'un vent favorable 2 te mène !

Que tes joyeux marins et ton fier capitaine

Nous reviennent couverts de lauriers et d'honneur!

Mais si jamais tu dois sombrer dans la bataille,

Crachant comme un défi la dernière mitraille,

Redonne à l'univers l'exemple du Vengeurfi

(Les Pervenches.)

1 COMMB AU BOUT DU MOKDt, &g to thft é&d Of thé WofkL

S. Qu'un veut favorable, may a favorable wind.

S. Vmngkcr, a French war ship th© crew of whlch aank tt»lr boat ntbtr thtft rendar.

$fà tES PORTES ERAKÇAÏâ.

Page 1