La laitaoh durci, cream-cheese
2, Msurk, note the subjunctlve mood after the im Personal verb U faudra.
lorsqu'une douce voix, à travers la tempête, Vint réveiller l'enfant par le froid endormi.
" Qu'il vienne à nous, celui qui pleure " Disait la voix mêlée au murmure des vents ; " 1/ heure du péril est notre heure :
l>s orphelins sont nos enfants. ' '
Et deux femmes en deuil 1 recueillaient sa misère. I*ui, docile et confus, se levait à leur voix, Il s'étonnait d'abord ; mais il vit dans leurs doigts Briller la croix d'argent au bout du long rosaire, Et l'enfant les suivit en se signant deux fois.
Lamartine (Alphonse de Prat de) naquit à Mâcon au château de Saint-Point le 21 octobre 1790 et mourut à Paris le 8 mai 1869. Nous sommes ici en présence d'une des trois grandes personnalités qui ont élevé si haut Part de la poésie à notre époque. Lamartine, Victor Hugo, Alfred de Musset sont trois noms qu'aucun Français n'entend sans un frisson d'orgueil, bien justifié du reste.
Lamartine commença très jeune à écrire des vers; mais ce n'est qu'en 1820, alors qu'il était arrivé à l'âge de trente ans, que son premier recueil fut publié.
Il fut d'abord envoyé à l'école à Lyon et bientôt après à Belley, dans les Alpes, où il termina ses études. En 181 1,
1. Ew deuil, lit. : in mourning ; an allusion to the fact that nnns are usually dressed Inblack.
Ses parents lui conseillèrent un voyage en Italie, et c'est là qu'il rencontra la charmante Graziella qui lui inspira le délicieux petit roman du même nom. En 1814, il entra dans la garde royale et s'enfuit en Suisse pendant les cent jours. Après Waterloo il reprit du service ; mais, bientôt dégoûté de la vie oisive et facile de garnison, il rentra dans sa famille.
Sa mère l'ayant engagé à aller tenter la fortune à Paris, il partit emportant avec lui un volume de poésies. Il nous a dit lui-même comment ses vers furent refusés par M. Didot l'éditeur qui l'invita, s'il voulait réussir, à abandonner " ces nouveautés qui, disait-il, ne seraient pas bien reçues du public français." Quelques jours plus tard il lut "Le Lac ", que nous reproduisons ici, dans le salon de Mme de Saint- Aulaire et, en une heure, sa réputation fut faite.
C'était en 1820. La même année il épousa Miss Birch, une jolie Anglaise qui lui apporta sa fortune et son cœur. En 1830 il fut élu membre de l'Académie. Dans l'intervalle il avait donné les "Nouvelles Méditations poétiques" en 1823 et les " Harmonies poétiques et religieuses" en 1829. En 1835 il publia "Jocelyn" qui est considéré, mais injustement à notre avis, comme la plus haute production de son génie.
Il écrivit successivement " La Chute d'un Ange en 1838, les " Recueillements poétiques " en 1839, I e "Voyage en Orient" en 1835, et "L'Histoire des Girondins" en 1847. En 1848 il joua un rôle important dans la politique, fut nommé membre du gouvernement provisoire et contribua à apaiser la multitude qui voulait adopter le drapeau rouge comme emblème de là République.
A l'avènement de Napoléon III il rentra dans la vie privée et continua à travailler. Il donna successivement "Les Confidences " en 1849, une " Histoire de la Restauration "en 1851-53, une " Histoire de la Turquie " en 1854, et quelques ouvrages beaucoup meins connus qu'il n'importe pas de mentionner. La gloire de Lamartine est et restera dans ses " Méditations", ses '• Harmonies", "Jocelyn" et les "Recueillements".
Jamais la poésie française n'a coulé d'une source aussi pure ; nous y trouvons bien çà et là quelques strophes faibles ; mais, dans l'immense majorité des cas, quelle grandeur morale, quelle
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élévation de sentiments ressortent de ces vers si harmonieux et si faciles ! Lamartine vivra comme Victor Hugo et Musset, et il sera toujours considéré comme un de ces génies immortels qui ont plané loin des hommes et ne se sont pas abaissé aux vulgarités et aux platitudes aimées de ce que Victor Hugo a si éloquemment appelé " La populace à l'œil stupide "•