‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 365 sur 393 · LES CYGNES · texte numérisé non relu

LES CYGNES

Par ces soirs blancs de calme, autant que de clartés Je veux rêver d'oiseaux funèbres et d'eau pure Où leurs 1 passages, pour toujours, sont reflétés :

Car voici que, là-bas, l'éternelle verdure

Des vieux espoirs — forêt prochaine de sapins ! —

Me promet le repos avec la paix future.

Puis, je sais que les deuils extérieurs et vains

Ne valent pas la vision sans violence

Que mes yeux clos contemplent en ces soirs divins :

Des cygnes noirs glissant sur un lac de silence.

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