‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 367 sur 393 · Pàb pkla, outslde of · texte numérisé non relu

Pàb pkla, outslde of

£. MîKHAEt. 385

Je suis las à présent de mes rêves stériles

Que j'ai gardés comme un miraculeux trésor.

Je hais comme l'amour mes fiertés puériles, '

Et la rose de deuil comme la rose d'or.

L'Ennui, rythme dolent de flûte surannée, L'Orgueil, vulgaire chœur d'inutiles buccins, 1 Ne vont-ils pas mourir avec la vieille année Dans le soir bourdonnant de rires et d'essaims?

Pourtant tu sais, 6 cœur épris de blond mystère, Qu'au pays triomphal des treilles 2 et des vins Veille le dur regret de la forêt austère :

Tu pleurerais de honte en leurs sentiers divins.

Laisse les vendangeurs en leurs mauvaises vignes. Tu ne t'enivres pas des vins de leur pressoir : Contemple les lueurs candides des grands cygnes Glissant royalement sur les lacs bleus le soir.

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