‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 61 sur 393 · Malheur, is hère personlfied · texte numérisé non relu

Malheur, is hère personlfied

Il dit Comme un vautour qui plonge sur sa proie, Le Malheur, à ces mots, pousse, en signe de joie,

Un long gémissement ; Et, pressant l'univers dans sa serre cruelle, Embrasse pour jamais de sa rage éternelle

L'éternel aliment. 1

Le mal dès lors régna dans son immense empire ; Dès lors tout ce qui pense et tout ce qui respire

Commença de souffrir ; Et la terre, et le ciel, et l'âme, et la matière, Tout gémit ; et la voix de la nature entière

Ne fut qu'un long soupir.

Levez donc vos regards vers les célestes plaines, 2 Cherchez Dieu dans son œuvre, invoquez dans vos

Ce grand consolateur : [peines

Malheureux ! sa bonté de son œuvre est absente ; Vous cherchez votre appui ? l'univers vous présente

Votre persécuteur.

De quel nom te nommer, 6 fatale puissance ?

Qu'on t'appelle Destin, Nature, Providence,

Inconcevable loi ; Qu'on tremble sous ta main, ou bien qu'on la blasphème, Soumis ou révolté, qu'on te craigne ou qu'on t'aime ;

Toujours, c'est toujours toi I " 8

1 Aliment, place V éternel aliment after jamais.

2. Cklsstxs plainss, compare with voûtes éternelles, voûtes célestes, etc., page 4&

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