‹ Les poètes humoristesChapitre 29 sur 85 · A SA RÉCEPTION A 1/ ACADÉMIE FRANÇAISE · texte numérisé non relu

A SA RÉCEPTION A 1/ ACADÉMIE FRANÇAISE

L'abbé Gédoyn, en galant glorieux,

lit fanfare et se vantait sans cesse, Ninon ayant dix-sept lustres et mieux, D'en avoir eu la dernière caresse.

Le beau triomphe ! et la rare prouesse ! .'/Académie aujourd'hui de ses fleurs A, cher abbé, couronné tes labeurs :

Ta gloire est bien à plus haut apogée ! Tu viens d'avoir les dernières faveurs D'une catin bien autrement âgée.

Alexis Pieox.

MON i-PITAPIIE (1)

Ci-gil... Qui? Quoi? Ma foi, personne, rien.

l'n qui, vivant, ne fut valet ni maître,

Juge, artisan, marchand, praticien,

Homme des champs, soldat, robin ni prêtre;

Marguillier. même académicien,

Ni frimaçon. Il ne voulut rien être,

i On lit une variante de cette épitaphe dans le recueil 'le M F. Cousot, Poésies fugitives (Louis-Michaud, éditeur,.

LES TOETES HUMORISTES

Et vécut nul : en quoi certe il fit bien ; Car. après tout, bien fou qui se propose. Venu de rien et revenant à rien, D'être en passant ici-bas quelque chose !

Alexis Pibox.

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