L'AUTRUCHE
Rangez-vous tous, je vais volei ,
Criait une autruche pesante;
Et les oiseaux de reculer,
Dans la plus curieuse attente.
a Allons, suivez-moi bien des yeux,
Vous verrez si je tiens parole.
Je vais fendre l'azur des deux ;
pour le coup que je m'envole.
LES TOETES HUMORISTES
Gare, gare!... » En disant ces mots, Que sifflent l'alouette et quelques hirondelles,
Elle étend lourdement ses ailes Trop courtes de moitié pour des projets si beaux. Infructueux efforts ! Cramponnée à la terre.
Ses pieds servent mal ses projets ;
Elle sillonne la poussière, Et, s'agitant toujours, ne s:élève jamais.
Ces disgrâces sont ordinaires, Et chez le peuple auteur on ne voit que cela.
Combien d'autruches littéraires
Disent : « Je vole », et restent là !
J. Dorât.