CRITIQUE
Au bureau du journal.
Le poète-critique Feuillette sans le lire un volume de vers. Arrive Mastuvu, le roi des reporters, Qui ressemble à Balzac :
« Tiens, tiens, le Monde antique, Dit-il, en regardant le volume entr'ouvert, « Très fort, ce garçon-là ! Non, vraiment, c'est attique. « Très grec et plein d'audace... »
— « Et très impolitique.
« Un début éclatant est un début qui perd. « Je n'en parlerai pas. »
— « Si l'auteur a des rentes?...
« En a-t-il ? »
— « Heu! vingt mille... »
— « Alors, tu me présentes. »
— « Je ne le connais pas, mais c'est aisé, mon cher. »
— « Allons, c'est vingb-cinq louis pour la faim... Dans une « Je t'aurai bâclé ça : poèmes de la chair, [heure « Rimes d'or, un cliché.... Cet oison-là demeure? »
Jean Lorrain.
un des plus beaux et des plus curieux livres et il contient au plus haut degré les qualités essentielles à la jeune génération artiste et poète, c'est-à-dire, à la fois, la. délicatesse lu plus raffinée et la plus excessive, et le paroxysme, l'intensité, la prodigieuse splendeur de la couleur éblouie. » L'œuvre de Laurent Tailhade n'a jamais cessé d'être digne d'un tel parrainage. Bibliographie : Le Jardin des rêves (1880) ; Un Dizain de sonnets (1881) : Au Pays du mufle (1891): 1 itraux (1892) ; Terre latine (1897) ; .-1 Travers les groins (1899) : Imbéciles et Gredins (1900) ; Discours civiques (1901) : La Touffe de sauge (1901) ; Le Satyricon de Pétrone, traduction littérale (1902) : Lettres familières (1904) : La Forêt, deux actes (Opéra) 1909, etc. Les poèmes que je reproduis ici sont extraits des Poèmes aristophanesques (190'i) édités par le Mercure de France.
Vous n'avez pas encore servi ? — Non, Madame. (Destin de Blancliet.i