LA PÉRI
Où vas-tu donc, jeune âme ?.. Ecoute !
Mon palais pour toi veut s'ouvrir.
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Suis-moi, des cieux quitte la route.
Hélas ! tu t'y perdrais sans doute, Nouveau-né qui viens de mourir ! .
Tu pourras jouer à toute heure
Dans mes beaux jardins aux fruits d’or *
Et de ma riante demeure :
Tu verras ta mère qui pleure
Près de ton berceau, tiède encor.
Mon front porte un turban de soie ; Mes bras de rubis sont couverts :
Quand mon vol ardent se déploie, L’'aile de pourpre qui tournoie, Roule trois yeux de flamme ouverts.