‹ Les Poètes-misèresChapitre 15 sur 47 · LES MÊMES, ISABELLE ISABELLE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, ISABELLE ISABELLE

Je compatis, Farruck, à vos justes douleurs ; Sur vous, sur votre fille, oui, je verse des pleurs, Et je ne pense pas qu'il soit rien sur la terre Qui puisse racheter votre chagrin de père... Croyez au mien, Farruck; tenez, prenez cet or. Qu'il vous préserve au moins d'un misérable sort.

FARRUCK

De l'or, encore de l'or, pour une fille morte.

Ses jours, pensez-vous donc les payer de la sorte,

Gardez-le, ce n'est pas avec l'or, par malheur.

Senora, qu'on guérit les blessures du cœur !

De mes maux en ces lieus si tout semble se rire;

Si je n'ai plus d'enfant, du moins je puis maudire...

ISABELLE

Pardonnez à celui qui causa son trépas... Par pitié, par pitié, ne le maudissez pas !

FARRUCK, bas à làcibcVe Un seul espoir encore ici-bas me domine; Senora, ce secret pèse sur ma poitrme.

Il voudrait s'échapper, mais sans témoins que vous. Je puis goûter encor des moments assez tlci:x,

Vous pourrez obtenir, selon votre réponse, L'oubli de mes douleurs, et le pardon d'Alphonse... Que je vous parle seule avant de fuir ce lieu, Senora, par pitié, c'est mon unique vœu !

ISABELLE, à -part Qu'a-t-il donc à me dire? Allons, quoi qu'il m'en coûte.

4 don Juan ; Laissez-nous seuls, don Juan, n'allez pas loin.

[Don Juan sort.)

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