MEDITATION
Telle qu'une médaille à l'empreinte effacée, Quand les contacts du monde ont usé la pensée, Quand la vie inutile a perdu sa fraîcheur, Lorsque les faux plaisirs ont énervé le cœur, Fatigué du fardeau de sa lourde existence. Lorsque l'homme a ravi son charme à l'espérance, Son àme parcourant les dédales du sort Trouve, pour en sortir, le dégoût et la mort !
On te Ta dit pourtant, incrédule jeunesse. Rien ne vaut ici-bas la stoïque sagesse ! Réponds? contre l'orgueil, contre la volupté, Confiante en ta force, as-tu jamais lutté ? Non ! tu fais en cédant l'aveu de ta faiblesse ; Et, laissant du combat les soins à ta vieillesse, Aveugle à la clarté de tout divin flambeau. Tu vois!.... Lorsque ton pied vient heurter le tombeau!
Alors, s'il était temps, si tu pouvais encore. Ranimer dans ton sein le feu qui s'évapore ! Des fleuves descendus si, remontant le cours. Tels qu'ils sont au matin tu retrouvais les jours; Si, rendant leur éclat aux fleurs déjà fanées, Tu jouissais deiix fois de tes jeunes années, Dis, libre de choisir ta route et ton destin, Deux fois passerais-tu par le même chemin?
ÈiniLE ROULL/INb