II
Je chanterai ta bouche, écim de perles fines , Ton firont blanc encadré dans tes longs chereux noirs. Ton œil d'enfant si pur, plein de langueurs diyines , Ta Toix aux bruits plus doux que la brise des soirs.
Ob ! та^ je trouverai des mots pour chaque chose ! Je serai ton prophètCi aux saints laTÎtsements, Et Tinspiration à ton haleine éclose Remplira mes accords de grands enchantements.
VENEVITINOF.
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ii IS^ùkU tt Vaxnu
lAMI,
Comme une fleur d'avril tu t'ouvres à la vie , Et, limpide à tes yeux, rayonne l'univers ; Pourquoi donc quand ton âge au bonheur te convie , Plonges-tu ta jeune âme en des songes amers?
Ceux qu'attendent la mort , et la tombe et les vers N'ont point ta bouche fraîche et ton âme bouUlante ,
Toû regard flamboyant , ton humeur accueillante ; Ils n'ont pas ton pas yif , ni ton large chemin, Ni ce ferme poignet qui me presse l'a main.
LE POtTL
Tu te trompes, ami; tes paroles sont vaines!
Mes secrets sentiments ne sauraient me mentir. Je comprends leur langage ; ils me font pressentir Un destin que j'attends, le calme dans les veines. Oui , mon âme m'a dit : с Prompte comme un éclair
> Ta vie effleurera ce monde d'inconstance;
> Tu devras tout sentir, tout soufifrir dans son air, » Mais tu ne pourras pas jouir de l'existence. •