‹ Les Poètes russes (volume 2)Chapitre 9 sur 16 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

Et cavaliers portant ées aites à leurs dos.

La Tapeur des coursiers roule en épais rideaux.

Les Toici !

Tout-à-4;oup du groupe se détache, Gourant à toute bride, un flanqueur à moustache : — «Hola! vieux moscovite, où donc est la maison Du riche Romanof? une bonne raison ; Nous la fait demander... Eh ! vite, le temps presse! Conduis-nous-y, voilà de Гог de bonne espèce; » — Puis il cache la main sous son manteau fourré. Soussaninn lui répond : — « oh ! boyard adoré; Oh ! mes chers cavaliers, c'est là, par cette plaine; Mais le chemin est long, il vous faut prendre haleine. Moi,j'allais,voyei-vous,«— car nous sommes bien loin — Faire vendre au marché mon froment et mon foin ; Mais puisque vous voilà, j'enverrai mon jeune homme Prévenir que sans moi, ce soir, l'on soupe ; et comme Les chemins sont mauvais, !*eposei-vous un peu , Nourrissez les chevaux et faîtes un bon feu. • —

Puis à patt à TenAint II dit : tqiie iKeu te guide, Goure cheft le Tsar, mon fils, presse ton pas rapide , Dis au Tsar qu'au plus tftt il cherche i se sauter, Pour que les assassins ne puissent le trouver. Dieu garde Mikhaïl et le sauve du piège!

Et toi , que le Seigneur, ô mon fils te protège ! Adieu ! je te bénis. »

Alors, sans plus d*apprêts :

— Suivez-moi, messeigneurs ! Par ici c'est plus près, Mais la neige est profonde ; allons par l'autre route Qui bien qu'un peu plus longue est meilleure sans doute. — Non, le plus court chemin ! —

Malgré tous leurs efforts Dans un désert neigeux ils entrent à mî-corps ; Puis ils se hâtent moins, flô trébuchent — «que diable ! Prenons, puisqu'il le faut, la route plus viable»» Disent les Polonais. — Fort bien, suivons le bois , Réplique Soussaninn, puis ce lac que je vois , Et puis nous irons mieux. »

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