‹ Les poètes satyriques des XVIe et XVIIe sièclesChapitre 20 sur 30 · PIERRE MOTIN · texte numérisé non relu

PIERRE MOTIN

Alizé, ma chère merveille, Sur mon âme, je ne mens pas, Quaod je vous dis que vos appas Font que jamais je ne sommeille :

Que si, malgré tous les propos Témoins de mon peu de repos Vous croyez que je dissimule, Couchez cette nuict avec moy, Et vous verrez, belle incrédule, Comme je suis digne de foy .

Vous avez bon temps de me dire, Avec vos discours importuns.

Que je fasse des lieux communs Pour vous apprendre à bien écrire.

C'est vous, ô belle Fredegonde, Par qui tout discours s'embellit, Et qui faictes de vostre lit Le lieu commun de tout le monde.

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