‹ Les Poètes sociauxChapitre 25 sur 72 · CREDO · texte numérisé non relu

CREDO

C'est devant d'humbles maux que je n'ai pu me taire : Je crois qu'un cri d'amour ne saurait point périr, Que lorsque la bonté visite notre terre On retrouve en chantant la force de souffrir.

Je crois que la pitié des cœurs que rien n'altère

Dans ce monde lassé doit descendre et s'offrir.

Et que le germe issu d'un labeur solitaire

Va, Bur l'arbre du bien, sous peu croîtï^ et fleurir.

Je crois que nous viendrons au bonheur sajas colère. Je crois déjà qu'un jour plus tendre nous éclaire Par le rayonnement de toute charité;

Je crois qu'ils vont sortir de l'émouvante étude Ces fruits de ma tendresse et de ma solitude. Do mon enthousiasme et de ma pauvreté.

ANDRÉ COLOMER

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