‹ Les Poètes sociauxChapitre 40 sur 72 · III. — CEUX DE DEMAIN · texte numérisé non relu

III. — CEUX DE DEMAIN

Maintenant, le bonheur vient hanter les prunelles qui rient éperdument à la grande moisson ; dans l'air, palpitent fraîches d'invisibles ailes, les paroles sont gaies ainsi que des chansons.

Le ciel paraît plus bleu sur les routes plus belles, l'azur répond aux briques rouges des maisons, la nuit se livre toute aux cris d'amour de celles dont les flancs vont s'emplir sous des émois féconds.

L'espoir est revenu des horizons de rouille, le jour est clair et pur comme une vérité; devant les temps nouveaux des yeux troublés se mouillent

et devant ta splendeur nouvelle, ô Liberté qu'on sut enfin tirer de ta prison de houille, la vie est large et bonne pour l'humanité !

[Les Poèmes Maudits.)

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