CHAPITRE II
©si Mètre et «Se ses Divisions.
Le mètre est i’unité des mesures de longueur, et la base du système métrique.
Le mètre est contenu dix millions de fois dans la distance du pôle à l’équateur de la terre, distance mesurée sur un méridien terrestre, à la surface même de l’Océan.
Le mètre se subdivise en 10 décimètres; chaque décimètre en 10 centimètres; chaque centimètre en 10 millimètres : de telle sorte que le mètre contient 10 décimètres, ou 100 centimètres, ou 1000 millimètres.
Pour avoir des fractions encore plus petites, on divise le millimètre en dixièmes, centièmes, etc. ; mais on n’a pas imposé de noms particuliers à ces portions décimales du millimètre, qu’on ne peut discerner qu’à l’aide d’une loupe ou même d’un microscope. On est parvenu à diviser le millimètre en 500 parties égales.
On trouve qu’un décimètre est à peu près de la largeur d’une main d’homme ou de 5 doigts ; en sorte qu’une largeur dedoigt vaut 2 centimètres, ou20millimètres. Dans ce cas, le mètre se compose de 10 largeurs de main.
Les mètres employés par les marchands ont une forme carrée; ils sont faits de divers bois, et leurs deux bouts sont terminées par des plaques de cuivre.
Ils portent, sur toute leur longueur, Sa division en décimètres et en centimètres.
Les mètres plats, avec deux bouts de cuivre ou de fer, servent plus particulièrement aux ouvriers; et alors iis portent les divisions en millimètres, sinon sur toute leur longueur, du moins sur le premier décimètre.
Il y a aussi des mètres en bois ronds , servant de cannes ; et des mètres pliant en 10 parties , que l’on peut mettre en poche. Ceux-ci sont en buis, en baleine, ou en cuivre.
Les mesures plus petites que le mètre sont le demimètre, soit carré , soit plat , soit plié en 5 parties ; et le double décimètre, qui est plat, ou triangulaire, cette dernière forme convenant parfaitement aux travaux sur papier.
Les mètres, demi-mètres et doubles décimètres , qui servent dans le commerce, doivent porter la marque du fabricant et le timbre d’un bureau de garantie, sans compter les timbres que les vérificateurs y apposent à de certaines époques.
Il existe, aux Archives du royaume, un mètre en platine , qui est le type ou le modèle de tous les autres ; il a particulièrement servi à faire les étalons, en cuivre ou en acier, déposés dans les bureaux de vérification. Les mètres du commerce ne sont point admis, si peu qu’il leur manque en longueur ; mais on les tolère s’ils sont plus grands, sans toutefois dépasser le mètre légal de plus d’un millimètre. Par conséquent, les mètres du commerce ne peuvent pas servir comme mesures de précision.
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