Sthaus, L? charbon des animaux el de l’homme. Taris
2. Chauveau, Sur le mécanisme de l’immunité. (Ann. de l'Inst. Pasleur, 1888, n° 2.)
On y trouve les indications bibliographiques sur les publications antérieures.
loi
berland et Roux publièrent plus tard des expériences qui démontrent qu’il est en effet possible do vacciner les moutons contre le charbon au moyen des substances solubles1 2.
Déjà, du reste, avant ces auteurs, cette possibilité a été démontrée par les expériences ingénieuses de Wooldridge. Il a vu que les cultures charbonneuses faites dans la solution de la substance qu’il appelait le fibrinogène des tissus3, pouvaient conférer l'immunité aux lapins, si on les leur injectait, débarrassées des microbes vivants par l'élmllition ou la filtration. Le surprenant dans les expériences de Wooldridge, c’est que sa substance conférait l’immunité, non seulement quand clic était injectée longtemps avant le microbe vivant et virulent, mais aussi dans les cas de son injection simultanée avec le virus. Les expériences de Wooldridge constituaient ainsi le premier exemple de la guérison expérimentale d’une infection3.
1. Chamberland et Roux, Sur l'immunité contre le charbon conféré par des substances solubles. (Ann. de l’Inst. Pasteur, 1888, no 7.)
2. Les substances fibrinogènes de Wooldridge sont des composés entre les albuminoïdes et la lécithine. 11 les extrayait des différents organes frais et surtout des Ihymus ou des testicules.
3. Wooldridge, Vcrsuche neber Schutzimpfung auf chemisclien Wege. ( Archio . f. Anatomie und Physiologie, pliysiologischc Abllieilung, 1888, p. 527.)
Les premières publications de Wooldridge à ce sujet datent de 1887.
Les recherches si intéressantes de Wooldridge, interrompues par la mort prématurée de ce jeune savant, n’ont été reprises que dans ce dernier temps par Brieger, Kitasalo et Wassermann. Mais chose curieuse, les auteurs ayant très bien réussi à préparer, par la méthode de Wooldridge , les vaccins chimiques contre les différents microbes pathogènes (V. p. 121), ont été moins heureux précisément avec le charbon. Peut-être les auteurs n'ont-ils pas suffisamment persévéré dans celte voie, ayant le vieux préjugé sur la distinction radicale entre les maladies toxiques (tétanos, choléra, diphtérie, fièvre typhoïde) d’une part et les septicémies (charbon, rouget des porcs, etc.), d’autre part1.
D’autre part, les expériences de Wooldridge sur le charbon ont été continuées par Hankin et Martin.
Ilankin a cultivé le bacille charbonneux dans le bouillon de Liebig additionné de fibrine. De ces cultures il a isole, en les précipitant par l’alcool, une substance albuminoïde qu’il appelle albumose. Cette albumose aurait la propriété de vacciner contrôle charbon et même de guérir cette maladie2.
Il nous faut pourtant immédiatement ajouter
1. Brieger, Kitasato et Wassermann, Ueber Lnmunital un:l giflfesligung. ( Zeitschrift f. Hygiene, t. XII, l'asc. : 2 .)
2. IIankin, Immunity produced b y an albumose iso'.ated front anthrax culture. (Britischmelicallournal, 1889, 12 octobre, p. 810.)
que Petermann. qui a répété exactement les expériences de Hankin, est arrivé à dos résultats complètement négatifs'. Avant Petermann, Lundi aussi n’a obtenu que des résultats négatifs. Martin a cultivé la bactéridie charbonneuse dans une solution d’alcali-albumine pure. Il a étudié en détail tous les produits chimiques qui se forment dans les bouillons de culture2. D’accord avec les idées de Kuehne, il y a trouvé les trois albumoseset la peptone qui résultent de la digestion des albuminoïdes par les ferments protéolytiques. Il y a trouvé aussi une base organique. Les albumoseset la base sont tous toxiques pour Martin, surtout celle-ci. Une ptomaïne toxique a été, du reste, depuis longtemps , isolée des cultures charbonneuses par Hoffd 3 , qui employait trois différentes méthodes pour son extraction, et qui cultivait la bactéridie charbonneuse sur la viande ou dans des œufs
1. Peteumann, Recherches sur l'immunité contre le charbon au moyen des albumoses extraites des cultures. {Ann. de l’Inst. Pasteur, 1892, n° I.)
2. Sydney Martin, The Chemical products of the growlh of hacillus anthracis and their physiological action. {Proc scditujs Royal Society, muy 1890.)
Plus de détails se trouvent dans :
S. Martin, Preliminary Report on the Chemical Products of the life Processes of Rncillus anthracis. (19 Annual Report of the Loca1 government Roard- London, 1889-1860, p. 235.)
Voir aussi :
S. Martin, Sulla pathologia clinica dell'anthrace, dcll’endocarditc infettioa e del tetano. (La Riforma Mcdica, 1892, nos 82 et 88 )