IIoffa, Die Natur des Milzbrand gifles. Wiesbaden
mêlés au bouillon. La ptomaïne de Ho/fa est pourtant très peu toxique, comme celle de Martin.
Lando Lundi a fait des recherches très intéressantes sur les substances produites par la bactéridie charbonneuse Il a trouvé une base toxique pour les souris delà série carbopyridique ou carboquinoléique et des albumoses particulières qui peuvent être obtenues en état cristallisé. Mais scs tentatives de vacciner les animaux avec tous ces produits n’ont pas abouti. Enfin, Cliristmas paraît avoir obtenu des résultats posiLils1 2. Il vaccine les lapins contre le charbon par deux procédés. D’abord, par les organes charbonneux broyés et délayés dans l’eau, où les bactéridies sont tuées par l’essence d’eucalyptus et qui sont filtrées sur du papier.
Dans son second procédé, il fait des cultures charbonneuses dans le milieu, composé des jaunes d’œufs, d’albumine d’œuf et de bouillon de veau faiblement alcalin, en parties égales. La bactéridie pousse très bien dans ce milieu, mais n’y forme pas de spores. Après 5 ou G jours d’in-
1. Lando Landi, Sur les substances toxiques produites par la bactéridie charbonneuse. ( C . r. de la Société de biologie, 25 juillet 1892.)
Land Landi, Albumine prodotte del bacillo deV Carbonchio tossiche e vaccinanti. (Rivista generale italiana di clinica medica, 30 novembre 189), n°s 20, 21, 22.)
2. Chiustmas, Étude sur les substances microbicides du sérum et des organes des animaux ci sang chaud. [Ann. de l'Inst. Past., 1891, p. 487.)
cubation à 30°, on délaye les cultures et on les filtre à travers le filtre Chamberland. Le liquide filtré possède de faibles propriétés vaccinales. Si les cultures se prolongent au delà de G7 jours, elles deviennent très toxiques, nullement vaccinantes. Mais, précisément, ces poisons charbonneux n’ont pas été étudiés par Christmas.
En résumé, on voit que malgré un nombre considérable de travaux consacrés à l’étude des poisons charbonneux, ils nous restent presque entièrement inconnus: et le peu que l’on sait à leur sujet n’est pas encore établi avec certitude.
Les poisons de la morve ont été d’abord étudiés par Fingen. Il a trouvé que les cultures bouillies du bacille morveux sont toxiques; mais les phénomènes qu’elles produisent n’ont aucune analogie avec les symptômes de l’infection morveuse. 11 a réussi, dans quelques cas exceptionnels, à conférer au lapin l’immunité contre le microbe vivant au moyen de ces cultures bouillies. Plus tard, cette question a été reprise par Bromberg*, qui a vu que, même à 120°, les propriétés toxiques des cultures morveuses ne sont pas complètement détruites.
1 . Fixgeii, Zur Fraye der Immunildt und Phagocytose beini Rots- (Zieyler's Beilràge zur palh. anal , 1889, t. VI, p. 373.)
2. Buojideug, De l’influence de la chaleur sur les bacilles de la morve et sur leurs poisons. (Comptes rendus des travaux ds l’Institut vétérinaire d Kharkow, t. III, 1891.)
Depuis, les poisons morveux n’ont été étudiés qu’au point de vue spécial de la malléine appliquée au diagnostic de la morve latente, comme nous en avons parlé page 99.
On voit que nos connaissances au sujet des poisons de la morve sont complètement insuiïisanlcs.