RÉSULTATS NÉGATIFS
$ 2 — Résultats neRatie.
À. «— Le rar V, préparé depuis # mois s 1/2 avec ‘ l'extrait de rein humain IV, fut saigné, et son sérum conservé un mois.
Au bout de ce temps, on en mélange 8 cc, à 13 ec.
d'extrait cancéreux ; un lapin de 1,450 gr. reçoit ces
21 ce. en 10 minutes (14 gr. 482 par kilog). à
Il meurt 3 jours plus tard.
Un lapin de 1,650 gr. reçoit 11 ec. de it cancéreux dd te de 8 ce. de sérum normal de lapin ; les 19 cc. de l'injection sont poussés en 10 minutes (11.gr. 515 par kilo). | |
Il meurt 12; jours plus tard:
Le premier ayant reçu une dose un peu plus fonte
d'extrait toxique, on peut considérer que le sérum préparé n’a eu acune action.
B. — Le rar VI, qui a déjà été saigné 1l y a 3 mois et qui est préparé depuis 4 mois 1/2, fournit encore du
sérum dont 12 ec. sont mélangés à 8 ce. de l'extrait de
chien VII. 5 ec. de ce mélange suffisent à tuer un lapin de 1,625 gr. en 1 minute 30 secondes, et les 15 ce. restant, lentement injectés (10 minutes) à un lapin plus
; gros (1,830 gr.), le luent en 17 jours. :
Comparativement un lapin de 1,650 gr. reçu inipunément en 11 minutes 17 ec. du mélange de 12 ce. de sérum normal à 8 cc. d'extrait cancéreux.
. C. — Le sérum préparé du LapiN VI, déjà utilisé dans l'expérience précédente, est injecté à la dose.de 8 cc. à un lapin de 1,190 gr. qui reçoit ensuite en 11 minutes
21 cc. de l'extrait canin IX (11,72 par kilo), 1l meurt avec des convulsions.
Un lapin de 1,800 gr. reçoit 35 ce. de l'extrait IX en 20 minutes (19,44 par kilo) ; il meurt seulement 23 minutes plus tard.
Or donc le sérum du lapin vacciné avait des qualités
toxiques.
D: — Un Lapin, préparé par quatre injections seulement eñ un mois el demi, fournit le sérum.
Un lapin de 1,920 gr. reçoit en 13 minutes, 12 ce. 5
de sérum normal mélangé à 25 cc., un liquide de pleu-
résie cancéreuse ; 1l meurt en 24 Hétes
Un lapin de 1,720 gr. reçoit en 13 minutes 12 ce. ‘de sérum vacciné mélangé à 25 ce. du liquide de la pleurésie cancéreuse : il meurt au bout d’une demi-heure.
$ 3 — Conclusions.
Ces faits d'apparence si contradictoire se rapprochent encore de ce que nous avons déjà conclu des points maxima de réaction à l'égard des toxines cancéreuses.
L'immunisation a été obtenue avec le sérum d'animaux préparés depuis un lemps moyen et ayant reçu des doses moyennes el suffisantes de toxine.
Le premier lapin, préparé depuis 6 semaines par des injections FPE (tous les 3 jours), a donné un résultat parfait. |
Le second, injecté pendant 2 mois 1/2 tous les 3 jours, a donné un résultat semblable.
Le troisième, préparé depuis 3 mois 1/2, et injecté tous les 4 jours, a donné un résultat un peu moins bon,
z CONCLUSIONS. 105
Les résultats négatifs sont obtenus avec des sérums préparés :
1° Dans les trois premiers cas en # mois 1/2 d'injectons continues et rapprochées : le sérum de la première expérience, conservé un mois, aseptique, mais à la lumière du soleil, semble avoir été indifférent :
Tandis qu'un sérum aussi vieux a été très toxique par lui-même.
2° La dernière expérience a été faite avec du sérum préparé par # injections seulement en 1 mois 1/2; il n'y avait même pas eu d’injections depuis 15 jours.
Je crois pouvoir conclure à un point optimum qui est atteint seulement après l'introduction d’une quantité de toxine suffisante dans l'organisme, et dépassé à un moment donné.
Arrhénius n’a-t-1l pas montré un pareil équilibre dans la lutte de l'organisme contre la toxine tétanique ?
ACTIONS GÉNÉRALES DES TOXINES CANCÉ- * REUSES
I. Les tumeurs animales semblent à la fois expérimentalement plus toxiques que les tumeurs humaines, et plus facilement supportées par l'individu, porteur de la tumeur.
Nous avons eu un petit chien fox du poids de 3 kil. 200 gr. dont la tumeur testiculaire pesait 520 gr. L’extrait de cette tumeur était très toxique, et l'animal en était porteur depuis des années ; après l'intervention chirurgicale, il se remit parfaitement.
Une de nos chattes vécut 6 mois avec une tumeur maligne développée aux dépens de la mamelle, de la peau, ayant fait des métastases dans le péritoine et dans le foie ; la tumeur égalait la moitié du poids de l’animal qui en était porteur depuis 2 ans, à notre connaissance.
I. — La structure histologique de ces tumeurs animales est généralement beaucoup plus complexe que celle des tumeurs humaines.