ACTIONS GENER
a tout de suite en examinant la fig. #4, qui
qu'on saisir
reproduit une partie du tracé que nous avons recueilli.
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(L, fig. 4) montre l'aspect de la
respiration et de la circulation à l’état normal.
‘e portion
a premièr
La pression est à 110 millim. de mercure : le nombre des respiralions est de 70 à la minute. Dix secondes après avoir injecté 10 ce: d'extrait, nous obtenons le deuxième tracé (II, fig. 4). La pression s’est abaissée . à 90, lentement et progressivement, sans qu'il y ait eu
— Mêmes indications que pour la fig. 4 — Entre IL et III, une minute s’est écoulée. Entre III et IV se sont écoulées deux minutes. Le’tracé V a été recueilli après un intervalle de six minutes. Au signe * on commence
l'injection d'une nouvelle dose d'extrait.
> ee
Fic. % bis.
les grandes denivellations qu'on observe d'habitude {Voir
par comparaison les lignes 1 et 3).
La circulation est à peine troublée, tandis que la respiration qui, dans la plupart des cas, est peu modifiée par les extraits cancéreux, devient superficielle et rapide ; lé nombre des mouvements atteint 221 à la minute.
A partir de ce moment la pression s’abaisse légèrement ; au bout d’une minute (II, fig. 4), elle est tombée a 80 : alors surviennent des systoles énergiques qui tendent à relever la pression moyenne. Les respirations sont encore plus rapides, on en compte 240. Deux minutes plus tard (IV, fig. 4), la respiration ne s’est pas modifiée, mais la pression s'est relevée et se maintient
autour de 84. On attend alors 6 minutes. Pendant ce
temps l'animal se calme et la respiration reprend peu à peu son rythme habituel. L
On injecte une nouvelle dose d'extrait et on peut introduire à deux reprises 10 cc. La respiration n’est plus influencée ; elle reste calme, ample, oscillant autour de 68. x
La pression subit un certain nombre de dépressions (V. fig. #4), mais celles-ci sont passagères et, quand on arrête l'observation, le manomètre qui, pendant les injections, oscillait entre 72 et 96 millim., indique une pression moyenne de 96.
L'animal n’a succombé que dans la nuit qui a suivi l'expérience.
Aïnsi, contrairement à ce qu'on observe d'habitude, l'extrait préparé par congélation modifie plus profondément la respiration que la circulation.
Cependant, comme tous les autres extraits, il tend à abaisser la pression et, quand l’animal a résisté à une première dose, il se trouve avoir acquis une certaine immunité contre les injections ultérieures. -
La tumeur IV (rein humain) a donné des extraits toxiques qui causaient surtout des troubles circulatoires.
Chez un lapin de 1,950 gr., dont nous enregistrons
la respiration et la circulation, nous introduisons 1 cc. du liquide.
Les mouvements respiratoires deviennent rapides et superficiels (fig. 5) et la pression s’abaisse brusquement.
Elle tombe de 120 à 28 et 2% millim. Mais ces effets sont passagers. La respiration reprend assez vite son rythme normal, tandis que des systoles fortes et énergiques font remonter la pression en 30 secondes, entre 80 et 88 millim.
Après avoir laissé l'animal se remettre pendant quatre minutes, nous reprenons l'injection à raison de 1 ce. à la minute. :
Nous introduisons # ce. ; aucun trouble ne survient.
Après deux minutes d'interruption nous injectons encore # ce. 1/2, la respiration et la circulation ne sont pas modifiées. Nous avions dépassé de beaucoup la dose mortelle.
Il avait suffi, pour éviter la mort immédiate, de laisser rétrocéder les troubles primitifs. Après la première injection) une véritable immunité s’est produite. C’est la confirmation d’un résultat qu'on observe fréquemment quand on étudie l’action des extraits organiques.
Peut-être faut-il invoquer cette accoutumance rapide pour expliquer l'expérience suivante.
A un lapin de 1,900 gr., nous avons imjecté notre extrait par un rameau de la veine-porte. L'animal reçut 10 cc. en 8 minutes. Il ne présenta aucun trouble.
On peut supposer que le foie a la propriété d'arrêter et de neutraliser certains poisons cancéreux, comme il a la propriété d'arrêter et de neutraliser un grand nombre
‘de poisons organiques.
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Mais on peut admettre aussi que le réseau capillaire hépatique n’a fait que diluer la substance active et ne lui a permis qu'une arrivée lente et progressive dans l’économie. Dès lors, une accoutumance se serait produite.
Il existe cependant entre cette expérience et la précé-
dente une différence importante.
L'animal qui avait reçu par les veines périphériques 10 cc. d'extrait, était mort au bout de 7 jours.
Celui qui avait reçu la même dose par la veine- AE a survécu. Il a été conservé ‘pendant quatre mois et n’a présenté aucun trouble.
En clinique, Klippel considère la tachycardie comme un phénomène très courant de la cachexie cancéreuse ; il cite les chiffres de 120-140 pulsations à la minute.
Nous avons pris la pression de quelques malades et les avons trouvés tous en état d’ hypotension.
N° 29, salle Frère-Come. — Cancer de l'estomac. 9 10, id. — Cancer du foie EE
10, salle Axenfeld. — Cancer du sein..... 9 1, salle Straus. — Cancer du foie..... 9
KT
Les poisons cancéreux ne peuvent être des poisons dûs à des infections microbiennes secondaires.
Avec nos tumeurs les plus toxiques, nous avons fait des cultures dont le résultat est loujours resté négatif.
Nous avons recherché les microbes aérobies et anaérobies sur différents milieux de culture.
Nous avons essayé d'isoler des extraits toxiques, tout ou partie des poisons cancéreux, et nous avons pu fixer quelques-uns de leurs caractères chimiques.
a) La tumeur canine IIT possédait une toxine très active qui tuait à la dose de 1 gr. 09 par kilo ; nous avons éssayé de l'isoler. À 20 cc. d'extrait nous ajoutons 300 cc. d'alcool; dès que le précipité est bien formé, nous Jetons sur un filtre, ce qui nous permet de recueillir les matières insolubles dans l’alcool ; nous les redissolvons rapidement dans 15 cc. d’eau salée.
En opérant très vite, nous avons espéré ne pas coaguler d’une manière définitive les matières colloïdales, dont nos toxines paraissent faire parte.
Fe expérience réussit parfaitement. Un lapin de 1 820 gr. fut pris de convulsions et succomba après avoir reçu dans les veines 2 ce. de l'extrait, dose correspondant à 1 gr. 45 de la tumeur primitive
Quant aux matières solubles dans laléonl reprises
dans l’eau après évaporation du dissolvant, elles ont été injectées en totalité sans produire le moindre trouble. A différentes reprises au,cours de cette étude, nous
avons rapporté des intoxications aussi rapides après une
injection intraveineuse, où même sous-cutanée de nos extraits.
Il faut en conclure qu'il renfermaient des substances
extrêmement énergiques, dont les effets rapides ne sont pourtant pas immédiats. Aussi est-1l extrêmement (NES ficile d'établir exactement la dose mortelle minima.
Îlest, évident que dans toutes nos expériences. nous avions introduit une quantité d'extrait trop considérable. Cette action relativement lente permet. de rapprocher le poison cancéreux des toxines microbiennes ou mieux de divers poisons de nature colloïdale.
b) La tumeur humaine IX était très toxique; son extrait fut, après sa préparation habituelle, divisé en deux parties, dont l’une fut simplement filtrée, l'autre fut soumise à la dialyse.
Trois lapins reçurent dans les veines 5 cc. de l'extrait filtré ; trois autres, 5 cc. de l'extrait dialysé : tous les six périrent dans la nuit,
Aïnsi nos poisons ne peuvent traverser la membrane dialysante, en aucune quantité, puisqu'ils restent aussi toxiques que les extraits filtrés.
La nature colloïdale de ces poisons semble maintenant démontrée
c) Il nous restait à déterminer l’action de la chaleur sur ces extraits. Nous l'avons recherchée sur trois d’entre eux (exp. VIT, XVI) et tout dernièrement sur un extrait toxique nouveau,
L'extrait XVI de tumeur humaine a tué un lapin de 2,320 gr. avec une dose de 5 gr. 17 par kilo. Son action n'avait pas été immédiate ; l'animal cachectisé était mort 32 jours après.{Ce même extrait chauffé (60°) fut injecté à un lapin de 2,200 gr. à la dose de 11 gr. 363 par kilo ; sans aucun inconvénient. L'animal fut beaucoup plus tard remis en circulation.
L'extrait VII de tumeur humaine tuait en 30 minutes à la dose de 3 gr. 243 par kilo un lapin de 1,850 gr. 40 cc. de cet extrait chauffé à un point voisin de 75° et ramené à son volume avec de l’eau salée, n’a produit.
aucun troublé chez un lapin de 1,875 gr. qui avait reçu notre extrait à la dose de 21 gr. 88 par kilo.
Le dernier de nos extraits examiné à ce point de vue a donné les mêmes résultats.
C'était un épithélioma d’une virulence moyenne, qui avait prohiféré dans la lumière de l'utérus.
Un lapin de 1,500 gr. a reçu 20 ce. en 7 minutes 30 secondes, il a présenté des phénomènes d'intoxication très graves ; puis 1l a repris quelque force, mais mourut dans la nuit suivante. Il avait reçu 13 gr. 333 par kilo de l'extrait toxique. à
Le reste de l'extrait, 22 cc., fut chauffé à 60 degrés, filtré et ramené au volume de 20 cc. par de l'eau salée.
Un lapin de 1,550 gr. reçut la totalité dans la veine auriculaire en 7 minutes 30.
L'animal n’a présenté aucun trouble.
Nous pouvons, sur l'observation de ces trois faits, considérer que la totalité des poisons cancéreux sont coagulés par la chaleur, comme par l'alcool.
a) L'extrait. IT obtent avec la tumeur d’une chatte
était très toxique ; nous avons vouln essayer d'en us parer et d'en conserver un extrait sec. : | 30 cc. furent additionnés de 300 cc. d'alcool ; rapidement, le précipité fut jeté sur un filtre. : L'extrait sec [ainsi obtenu PRE 0 gr. 995. II fut 3 mois après cette préparation, repris dans 20 cc. d’eau salée à 7 pour 1,000, pilé au mortier et centrifugé pendant 1 h. 30. Le culot, très petit, fut encore repris par 15 cc. d’eau salée physiologique, et centrifugé à nouveau. Un lapin du poids de 2,810 gr. a reçu sans aucun trouble 9 cc. du premier liquide et 12 cc. du second. 2 mois plus tard il pesait 2,650 gr.
4 — —— 2,400 gr.
Les — 1,900 gr.
GE ae ilmourait sans lésions appré-
ciables macroscopiquement, ni au microscope.
Donc la toxicité de l'extrait avait diminué considérablement ; mais avait dans une certaine mesure persisté.
L'éxtrait frais tuait à la dose de 0 gr. 826 par kilo et la mort était immédiate.
L'extrail conservé a cachectisé un lapin et l’a tué avec une dose d'extrait sec correspondant à 10 gr. 676 d’extrait primitif par kilo, et la mort a été la suite d'une cachexie lente et progressive qui a évolué en 9 mois.
e) Les extraits frais changent aussi très rapidement de toxicité ; nous en avons fait l’ expérience fréquente.
Pour FL la mesure dans laquelle ce changement se produit, nous allons citer l'exemple de notre tumeur humaine XIII.
Le 24 avril, l'extrait préparé la veille par notre premier procédé, sans congélation, est assez toxique pour
tuer en 14 jour un lapin de 1,750 gr. : par une dose de 5 ec. en 5 minutes dans les veines, Pour nous permettre d'observer les phénomènes dans tous leurs détails, nous avions intentionnellement utilisé une dose non mortelle. Le lapin meurt le 6 mai sans lésions appréciables,
Notre extrait conservé aseptiquement est injecté le lendemain 25 avril à la dose de 30 cc. en 15 minutes à un lapin de 1,970 gr., qui est mort le 1° juin, 25 jours plus tard que le lapin injecté avec de l'extrait frais.
On avait également préparé un extrait par le second procédé (congélation) dont un lapin de 1,920 gr. put recevoir le 25 avril : 30 cc. en 15 minutes. Il est mort le 6 juin, un mois et demi après l'injection.
La dose toxique par kilo d'animal est consignée dans le petit tableau suivant, ainsi que le temps durant lequel
les animaux ont survécu :
EXTRAIT I FRAIS EXTRAIT I FRAIS | EXTRAIT CONGELÉ de 24 heures. de 48 heures. de 48 heures.
Een CREER ERP USENET 22 ET CRD SRE AE EE | Dose mortelle par kilo Sen d'animal... 4. 2 gr. 857 15 gr. 228 15 gr. 624 SUPVIB ren ar s'e 14 jours. 25 jours. 4 mois 1/2
— ————— ——————————— ———"———"————"—" — La toxicité des extraits cancéreux est variable, et inversement proportionnelle au temps de leur conser-
vation.
-. La toxicité de l'extrait sec conservé 3 mais était restée plns considérable proportionnellement que celle de l’extrait liquide; on sait du reste que les poisons analogues
se conservent mieux à l'état sec.
Les tableaux rapportés dans le chapitre précédent, et les tableaux généraux de nos expériences mettent en S lumière que la dose mortelle ou cachectisante est, dans certains cas, infiniment petite, ce qui est un caractère des ferments. =
Il semble bien que les courbes d'action des toxines cancéreuses passent par un point maximum ; mais nos expériences sur la cachexie et la sérothérapie cancéreuses, laissent encore, dans leur interprétation, une large part à l'hypothèse.
pi et Ro” L
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