‹ Les poissons d'eau douce du Canada [microforme]Chapitre 127 sur 236 · REMARQUES BARILS · texte numérisé non relu

REMARQUES BARILS

La Corneille....,,,,,,,,,,,. us 25 Piastebay .. N'a pas été explorée pour la pêche à la mouche. 10 Matchichou A été pèchée par la famille Abbott—Pas le rapport. Nabisippi..…......Pas explorte à l'intérieur Apuanus ss. Pourrait être améliorée en abaissant la deuxième

chute, haute de 20 pieds, à moins d'un mille du

fleuve Pashashibou Fond de vase, pas de saumon,,.,....,....

Natashquan Jadis l'une des rivières à saumon les plus produc- 75 tives, mille barils, tombée au troisième rang par la maraude, Bons coups de ligne dans les premiers rapides et au-dessus. .........

La Natashquan est depuis longtemps renommée parmi les sportsmen d'Europe et d'Amérique, pour l'excellence de sa pêche à la ligne. Pour l'abondance et la qualité du poisson elle est déjà la rivale de Moisie qu'elle surpasse de beaucoup par le pittoresque du paysage, la nature violente et sauvage de son cours. Des scènes dramatiques du plus suisissant effet se sont passées sur ses rives, au milieu de ses tourbillons.

On nous montre ici le goutfre qui engloutit Walter Macfarlane, l'un des princes du commerce de Montréal. Un peu plus loin rugit le maëlstroom, l'entonnotr du diable, où s'abima le jeune héritier des Ashtley, une famille ducale d'Angleterre, Ses guides l'avaient prévenu du danger, lassurant que nul n'avait jamais impuntuient efHeuré les lèvres du goutfre, dont le baiser donnait la mort: il n'en voulut rien croire, Un seul de ses guides consentit à l’accompgner, pendant que les autres aves ses amis les suivaient de leurs regards navrés. Le canot glisse rapide comme un trait : il arrive au gouffre qui s'en empare et le fait tournoyer comme une toupie : il s'enfonce, les deux têtes ne marquant plus qu'une ligne noire au-dessus de l’eau, lorsque soudain, nne tête et deux bras levés surgissent du vortex, C’est le guide sauvage, qui se sépare du jeune due, en présence de la mort inévitable, Mais un coup de feu retentit aussitôt sur la rive et

lh tête et les bras se rabattent et disparaissent dans le fleuve, Un des

anis du jeune pair, imprudent mais brave, venait de punir le lâche.

I y a six ou sept ans (1890), M. J.-G.-A. Creighton, chez qui l'art de l'écrivain le dispute à l'habileté du pêcheur, faillit périr au même endroit, en capturant un saumon de taille démesurée Son canot ayant chaviré pendant la lutte, il put avec peine regagner le rivage, pendant que son guide était emporté vers le gouffre pour y disparaitre à jamais.

En dépit de ces scènes dramatiques répétées, la Natashquan ne paraît avoir rien perdu de sa fascination sur l'esprit des sportsmen étrangers.

Pendant des années — avant 1890 — le capitaine Deniston recruta en Angleterre des groupes d'amateurs de pêche qui firent des cunpagnes incomparables dans nos rivières en litige de la seigneurie Mingan, mais particulièrement dans la Natashquan. La capture dut être exceptionnelle en 1890, car, avant le quinze juillet, le capitaine Murphy avait inscrit plus de 300 pièces sur son carnier de pêche.

Un jour, le duc de Beaufort, le duc actuel de Sunderland, et fon Ned Sothern se trouvant à bord d'un steamer de la Cie Allan, payérent au capitaine la somme de mille dollars pour qu'il se détournât de quelques milles de sa route et les déposât à l'embouchure de la Natashquan. On se demande combien la livre de saumon pêché au Canada pouvait coûter à ces sporstmen de haute lignée, à leur retour en Angleterre.

Pendant longtemps la Natashquan, à son embouchure et jusqu'au pied de la première grande chute, a fourni une pêche au filet prodigieusement abondante, Une année même, la capture fut tellement nombreuse que le sel et les barils firent défaut et qu'il s’ensuivit une perte de milliers de beaux poissons, Depuis, et d'année en année, la rivière à subi une déchéance sensible qui l'a réduite au rang de rivière de troisième classe après avoir occupé le premier rang.

Au seizième mille, le lit de la rivière est coupé à angle droit par une chute d'une vingtaine de pieds de hauteur, au pied de laquelle le saumon vient s'entasser par milliers en rangs si serrés qu'on en voit, à chaque instant, sortir de l’eau, sous la pression commune de la masse. Ils restent là, sous une poussée inconsciente, attendant qu'une forte pluie vienne grossir la rivière et leur permettre de franchir le rocher surplombant dont ils se rapprochent comme s'ils étaient portés par un élévateur. Ni nombreux sont-ils qu'une ligne jetée au hasard ramène à coup sûr une victiine accrochée par les flancs, les ouies où autrement,

Dès que la pluie commence à tomber, ces pauvres poissons «ssoijiés témoignent de leur joie par des sauts, des soubresauts, des coups de queue, une gymastique en règle. Petit à petit le bassin monte, chute les appelle de sa voix de plus en plus sourde, leur parlant déjà presque de niveau, à l'oreille, et ces pauvres poissons enjambent le goutfre sans effort, comme un trait argenté lancé de bas en haut. Toutefois, si rapides qu'ils soient, il arrive que des tireurs exercés choisissent ce moment pour montrer leur adresse, en les perçant d'une balle au vol, comme des oiseaux, proies inutiles de la vanité jetées au gouffre.

Quelques coups de dualine où de dynamite bien appliqués ici doubleraient l'importance de la rivière pour la pêche au lancer.

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LE SALMO SALAR ou SAUMON COMMUN 317

REMARQUES BARILS, Kegashka...... Requiert dynamite aux chutes....,,,,,,,,,,..,.., 39 Musquarro....La première chute, à huit milles de la mer, haute de vingt à vingt-cing pieds à eau basse, pourrait être réduite à quinze pieds, à peu de frais, ce qui ferait de la Musquarro une des plus belles rivières pour la pêche à la mouche, Les sauvages, convaincus que cette rivière leur appartient, font un massacre épouvantable de saumons au pied de la chute, où ils attendent l'élévateur, ondée, orage où pluie prolongée, ....,..

A trente-six milles au-dessous de Natashquan dégorge dans le golfe

Saint-Laurent, une rivière qui est peut-être la plus belle frayère naturelle du Canada, la rivière Wachicoutai, Deux messieurs Blais ont pu y capturer dix barils en eau saumâtre, mais cela ne représente pas le dixième de ce que cette rivière devrait produire — soit 100 barils — sus que pour cela on arrive à capturer dans l'ensemble, un saumon sur nt de la famille habituée à ses parages. Les premiers rapides, cascndant à cinq milles de la mer, sont faciles à franchir, Un kilomètre est vite fait, et c'est toute la distance qui vous sépare d'une succession de petits rapides, ou colliers argentés, enroulés autour de fosses profondes où le saumon prend à loisir ses ébats. Un rétréci d'un demi-mnille de longueur conduit à un lac de huit milles, de charge en décharge, suivi hientôt d’un autre lac de douze milles. D'après même mesure, par chapelets, s'épandent d'autres lacs plus grands encore, vers les profondeurs, tous nourrissant de grasses écoles de touradis (grey trouts), de vingt-cinq à quarante livres, de poissons blanes, de dix à douze livres, que les sauvages appellent sœwmons blanes et qui sont peut-être des lrananish. Après avoir traversé ces lacs, le salmo salar s'en va frayer dans les nombreux cours d’eau qui les alimentent.

Rendu là, il n'a plus à redouter que le #igog du Montagnais, qui le transperce, de la pince de son canot, le soir, à la lueur d'un flambeau lecorce de bouleau.

REMARQUES BARILS, Olomolashecboo. Excellente rivière à la pèche au lancer, ...,,,.,.. 15 .Devrait produire cinquante barils au lieu de dix, 10 Sert de déversoir à de grands lacs très pois-

Coacotchoo...

sonneux — (ratée par les loups marins. .....

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Ici je reviens à mes notes de voyage, L'Étamamu est la propriété de M, Michel Blais, de Berthier (en haut), établi sur la Côte depuis quarante. six ans, qui vient de la quitter pour aller vivre de ses rentes dans si paroisse natale, Deux de ses fils, de vaillants marins, continueront désormais d'exploiter ln rivière, Déjà, cette année, ils ont tendu six pêches, mesurant en tout cent quatre-vingts brasses, mais ils n'ont pas été heureux, n'ayant capturé que dix barils, lorsque leur père en saumurait au moins cinquante barils chaque année, Une année même, le père en à mariné jusqu'à cent cinquante barils.

Les fils Blais attribuent cette défection à l'invasion de myriades de méduses (soleils de mer), poussées dans lu rivière par une violente tempête du sud, avec saute au sud-ouest, qui a duré deux jours, à l'époque de la remonte du saumon dans les rivières de cette région, du vingt au vingt-deux juin.

Les corps des méduses flottant d'abord sans direction,commedes glaçons, se tassèrent bientôt à la rive, empêchant l'ascension du poisson, et finirent par corrompre les eaux au point de dégoûter et de chasser le saumon. Ils admettent toutefois, avec le capitaine Joncus, de Natashquan, que la tempête de vent d'ouest qui a tenu le saumon au large, à l'entrée de cette dernière rivière, peut avoir eu le même etfet à Étamumu.

Il est notoire que nos plus vaillants pêcheurs de la côte nord viennent presque tous de la ete sud — depuis Lévis jusqu'à Gaspé,

J'ai remonté la rivière Naint-Augustin jusqu'à près de cinquante milles en profondeur, sans y trouver des fosses extraordinaires — je veux parler de la branche est — mais à tout hasard, elle peut fournir, à bien des endroits, de fort bons coups de ligne.

Il ne me reste plus qu'à signaler la rivière Saint-Paul où des Esquimaur, que je n'ai pas visitée, mais au sujet de laquelle on m'a rapporté ce que voici :

“ Propriété d'un M. Chevalier, qui, par défaut de diligence, d'intérêt ou d'ambition, ne retire assurément pas un dixième de ce qu'elle pourrait produire, si elle était exploitée avec plus d'énergie, En 1889, ce monsieur a mariné cent barils, lorsque, de l'avis de pêcheurs expérimentés, la rivière pourrait rendre, sans en souffrir, de huit cents à mille barils par

année,

N'oublions pas que cette rivière des £squimaux a donné jadis ù un saison, aux pêcheurs français, un rendement, non pas di ( ivres, comme on l’a écrit, mais bien de 22,900 sauinons, ce q in d'être

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