‹ Les poissons d'eau douce du Canada [microforme]Chapitre 143 sur 236 · IN · texte numérisé non relu

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Ainsi, fait remarquable ! la bricole que nos pêcheurs ont presque abandonnée, la bricole que, nous, nous recommandons comme un des perfectionnements de la pêche à venir, la bricole était probablement l’hamecon préféré es ie plus employé par nos pères !

Tout nous prouve d'ailleurs que l’art de la pêche était en grand honneur parmi ces populations, et poussé aussi loin que leur mode d'outillage le leur permettait, mais certainement plus loin que beaucoup d'auteurs ne le soupçonnent. Ainsi l'emploi de la flotte leur était parfaitement familier, et nous n'avons pas eu de peine à en reconnaître un grand nombre, de formes et de grosseurs différentes, rangées parmi les objets curieux que les fouilles ont ramenés au jour. Ces flottes étaient en bois léger, tilleul, saule où tremble — la décomposition à demi charbonneuse du bois rend la détermination de son espèce difficile — et de la forme d’une olive ou de deux troncs de cône opposés par la base, que les pêcheurs campagnards donnent encore à un bouchon lorsqu'ils le taillent pour le convertir en flotte grossière. Ces flottes sont assez grosses, la plupart approchent du volume d’un œuf de poule; ce fait nous amène à déduire deux conséquences : la première, que la ligne devait être lonvde, ce dont nous ne doutons pas un moment en pensant qu'elle était faite de tiges végétales grossières, perméables à l'eau, et réunies d’une manière très superficielle ; la seconce, que la pêche se faisait & fond, par conséquent avec une ligne longue et destinée à aller chercher dans leurs retraites les poissons les plus forts. La grosseur de l'haneçon indiquait d'ailleurs le choix de ces proies et rendait la pêche à la ligne propre seulement aux grosses espèces. Il est probable que certaines autres flottes de bois plus considérables, rapprochées, de"frène, rondes, oblongues et perforées (fig. 69), indiquent l'emploi de filets qui servaient à capturer les espèces littorales de moindre dimension.

Nous avons fait remarquer que les hameçons actuels étaient simples de forme et qu'ils se décomposaient en plusieurs parties dont chacune à son nom: la kampe où la plus grande branche, le coude où la partie courbée, la pointe où la plus petite branche, celle qui est acérée et munie d'une barbe relevée en sens inverse, laquelle retient instrument dans les chairs resserrées sur elles, après le passage de la pointe principale, La manicre dont sent construits les hameçons soignés, des plus petits numéros, est très importante comme emploi, et remarquable comme difficulté vaineue : certains de ces engins sont de véritables chefs-d'œuvre de précision.

En énumérant les diverses parties constitutives de l’hameçon. il n'est pas besoin de faire remarquer que la valeur finale de l'instrument dépend autant de la relation, de la proportion la meilleure entre ces parties principales, que de la matière même qui sert à composer l'instrument. Nous avons exuminé à chacun des mots palette, humpe, dard, courte-queue, les

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De nos jours, les hameçons se fabriquent principalement en Allemagne, en Angleterre et en France : les allemands et les suisses (fig. 70) sont à très bon marché, mais très grossiers et de médiocre qualité. Les français sont aussi bons que les anglais (fig. 71) dans les sortes ordinaires et les fines de 1ormes anciennes, mais les Anglais seuls cherchent et perfection-

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L | \ F1G. 73,— Ha-

FiG, 71.—Hamecon fran çais ordinaire.

mecon commun. Pointe défectueuse, dard bombé,

FIG, 75.—Hameçon à gardon (angluis), mince, courte queue et sans

avantage; dit Short - shank Roach Hook,

FIG, 70,—Hameçon | carré (suisse), à poin- 5

te drei.s ; forme très recherchée pour la pêche aux lignes de

fond sur le lac de A | Constance, Ces ha-

meçons ne reçoivent

qu'une trempe très €

aible qui leur per-

met de s'ouvrir facilement sous la truction du poisson. Les 8 pécheurs prétendent

LA es Ée,

FIG, 74.—Ha- F1G, 76,—Ha-

que c'est un avanta- FIG 72, —Ha- meçon lime- meçon de mer, ge pour les pêches où mecon à bou- rick (anglais) ordinaire, en le poisson se prend cle commun sans palette fer étamé,avec seul, (français), n°1, avantage,

nent chaque jour la forme et la matière de leurs hameçons. Aussi, mettant tout nour-propre national de côté, devons-nous dire que les Français font tout aussi bien que les Anglais, que les premiers seront à la hauteur des derniers quand ils le voudront, mais qu'ils ne le veulent pus, soit parce que la consommation des hameçons fins, en France, est peu considérable et réservée seulement à quelques amateurs zélés, soit parce que la masse des pêcheurs de la campagne et des pêcheurs qui vivent de cet état sur les fleuves et les rivières, en sont encore à croire qu'il y a de l'économie à se servir d'hameçons au meilleur marché possible (fig. 72 et 73).

En Angleterre, au contraire, où tout le monde pêche, trat le monde achète des hameçons fins et des meilleures sortes (fig. 74 et 75): les pêcheurs de profession surtout. Par conséquent, les fabricants ont intérêt

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