CANNE DE CAMPAGNE, PLEINE
Cette canne, toujours un peu lourde, doit avoir pour qualités d'être raide, droite et élastique ; si elle décrit un grand C quand on la projette en avant en fouettant, c'est qu'elle plie Gu pied et ne vaut rien : elle ne doit ployer que de la seconde et du scion, faire siffler l'air lorsqu'elle le frappe, et reprendre aussitôt la ligne droite.
Le pied de cette guule sera fait avec l'un des bois suivants, en conimiençant par les premiers et choisissant celui que l'on trouvera à sa disposition à défaut des autres :
Coudrier, saule, marceau, sapin sans nœuds, noyer, érable, che.
On choisira une pousse bien droie d'un de ces arbres, ayant 5 mètres à 5",50 de longueur, que l'on rognera par le petit bout, de façon à In laisser une longueur de 4 mètres où an moins de 3",50. On la dresser avec soin et on la diminuera, au rabot Silest besoin, de manière que le plus gros bout, en bas, ait un diamètre de 0",040, au plus,
Ce bois doit être coupé avant la fin de janvier où, au plus tard, dans les premiers jours de février, avant que la sève commence à monter, opération qui se fait de bonne heure, surtout pour le coudmer. Cette recommandation s'applique également au choix de tous les bois propres aux secondes et aux scions.
On laissera, à la plus petite extrémité de ee pied de gaule, un long bee oblique parfaitement dressé, forme que l'on appelle bee de flûte.
La seconde sera faite en ronudrier: elle aura ja même longueur (4 mètres) que le pied, et sera choisie plus inince que lui et bien tilée : on la trouvera parti les pousses grises de la lisière du bois où au bord des ruisseaux. Celles qui sont lisses et rougeûtres sont les meilleures ile sera taillée en biseau par ses deux bouts, et le biseau du bas sea aussi allongé que eclui du pied, de façon à S'ajuster parfaitement sûr lui.
Le sion, long et menu, peut être fait d'un brin de coudrier, d'or
de froène, de cornouiller, d'éprure noire, de lilas: laura 1,50 de lon-
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gueur au moins ; le bas ou plus gros bout, taillé en biseau, sera adapté parfaitement au biseau supérieur de la seconde, et choisi de façon que œtte : artie soit un peu moins grosse que la plus petite extrémité de cette seconde.
La même précaution aura dû être prise pour la seconde, vis-à-vis du pied de gaule.
La seconde s'attache au pied avec du petit til de fouet ciré et fortenent serré tout le long de la jointure, ce qui forme une ligature solide à touts perdus. Le scion s'ente sur la seconde au moyen de fil fort, égament ciré et attaché de la même manière.
Dans les endroits où l'on peut se procurer du vernis copal, il est extrémement avantageux d'enduire de vernis les deux biseaux, avant de ks joindre et de les attacher, de :nêine qu'on vernit toute la ligature, une fois faite, À une ou deux couches, en laissant bien sécher chagne fois.
Le vernis noir du commerce est aussi extrêmement propre à ce travail, parce que l'eau a moins d'action encore sur lui, mais il est beoucoup plus long à sécher. A défaut de vernis, on peut enduire chacune les surfaces, de poix de cordonnier, en couche mince ; cette substance produit une grande adhérence, et empêche tout glissement. Elle n’est pas attaquable à l'eau, mais, à In longue, elle se réduit en poussière, ct perd ses propriétés happantes, surtout quand elle est souvent mouillée,
Après avoir lié sa gaule, le pêcheur doit l’agiter fortement en l'air: si le est bien faite, elle ne doit produire aucun craquement et ne laisser prouver aucun tremblement : il sera bon alors de ia polir, de la vernir et de la bien laisser sécher.
2e GAULE DE CAMPAGNE, CREUSÉE
I faut choisir une gaule de conudrier, de narcean, de peuplier, de tinble, de sUpiu, où de cornouiller, à laquelle on donnera une longueur de Finètres au moins pour former un pied de ligne convenable, Cette mule aura, au gros bout, 0"0S à 0"10 de circonférence, et au petit bout, 002 à 0",03 ; on la rendra parfaitement unie en relevant les aspérités des branches et bourgeons, puis on la fera sécher dans un four encore chaud, après qu'on en aura tiré le pain, où en la laissant une couple de mois dans un lieu see et aéré : il est prudent, dans ce cas, de la lier sur ie forte pièce de bois déjà see, de manière qu'elle ne puisse se tour. menter et se gnuchir. Cette gaule perdra ainsi environ ln moitié du poids qu'elle avait étant verte,
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L'opération du perçage se fait au m yen d'un gros fil de fer qu'on appointit et qu'on fait rougir au feu.
On attache la canne dans un établi de menuisier, où, si l'on n'en à pus sur une table, sur une forte planche ou pièce de bois, et l'on commence le forage, C’est une opération qui demande du temps, de l'adresse et de la patience. Quand un premier trou parcourt lu canne dans toute sa longueur, on prend un fil de fer plus gros, et toujours par le méme moyen, on agrandit le trou du côté de la poignée, de façon que le creux aille, comme la canne, en diminuant d'un bout à l'autre.
Lorsque le perçage est terminé, on met la canne pendant deux ou trois
jours à tremper dans l’eau, puis on l'expose à la fumée dans une che.
minée jusqu'a ce qu'elle soit parfaitement sèche, A la campagne cette opération est très facile,
Pendant ce temps on a fait subir les mêmes préparations, sauf le perçage, à des scions choisis de différents bois: condrier, orme, éprn noire, troëne, lilus, ete. ; on en choisit un bien droit, de la longueur que l'on désire, et on le diminue par le LTros bout, de maniere qu'il entre dans le trou creusé à l'extrémité fine du pied de gaule. En général, ce scion à 1",50 à 2 metres, et il est d'une grosseur telle que, quand on veut démonter sa canne, il peut, en commençant par la pointe, entrer dans le trou creusé au bas de la gaule et s'y renfermer parfaitement, ce qui rend l'instrument plus portatif et garantit en même temps le scion des accidents qu'il pourrait encourir au milieu des arbres, des branches et des herbes, etc.
3e CANNE EN SAPIN, PLEINE
On coupe dans une planche de sapin neuf, à fil serré, droit, et inter rompu par aucun nœud, une laize égale à l'épaisseur de la planche. On obtient ainsi une tringle de 4 mètres de long, ayant 0,035 de côte. qu l'on dresse à la varlope, et que lon met à huit pans en abattant les angles, On diminue alors sa grosseur au moyen du même instrument et avec précaution, à partir de 1,50, du bas, jusqu'à la plus petite extre mité qui conserve un diamètre de 0"010 à 0",015. A partir de 27,60 on arrondit tout à fait la tringle en abattant les angles : on la polit au verre au grattoir et à la peau de chien marin,
On pratique alors au bout, soit une entaille longue, à la scie, pour recevoir le scion, soit un biseau, comme plus haut, et on y fixe un selon de 2 mètres au moyen d'une solide ligature de fouet poissé et verni comme nous l'avons indiqué,
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Si l’on a un ouvrier à proximité, une virole en fer-blane, ou mieux encore en cuivre, sera préférable pour garnir l'extrémité du pied de gaule et recevoir le scion auquel, dans ce cas, il faut pratiquer l'opé- “tion du double épaulement que nous décrirons ailleurs.
4e CANNE EN SAPIN CREUSÉ
Toutes les fois que le pêcheur ne craint pas de se servir d'une canne qui ne se démonte pas, et qu'il peut, en rentrant chez lui, remiser sans inconvénient cette longue waule sur le mur d'un corridor, rien ne vaudra jamais, pour lui, la canne que nous allons décrire : elle est facile à faire, peu coûteuse, légère, solide e: élastique.
On choisit, comme pour celle ci-dessus (3°), une planche de sapin du Nord à grain fin et sans aucun nœud, d'une longueur de 4 mètres an moins : on y scie une tringle de l'épaisseur de la planche qui doit avoir 0055. Ceci fait, on marque au trusquin ou à la règle, une ligne qui partage cette tringle pour la moitié de son épaisseur, sur deux faces opposées, puis, au moyen d'un rabot rond ou d'un bouvet, on creuse un sillon au milieu de chaque face non divisée,
Ce sillon doit être augmenté de plus en plus en prenant des fers d'un numéro plus fort, de façon que à lune des extrémités il n'ait pas plus de OO de dinmètre, à l'autre bout O"OT.
Ceci fait, on scie la tringle suivant les lignes marquées; on retourne les deux moitiés creusees l'une vers Fautre, et l'on colle fortement à la colle forte, On rabote en rond, de manière à suivre la décroissance du creux en laissant au gros bout : 0,006 à 0"007 de bois, et an petit : 0° 004 à 0,005.
On polit au verre où au grattoir, on unit au papier de verre, puis on fait, à 0,50 l'une de l'autre, de fortes ligatures en fil de fouet bien cire : où peint alors toute la canne à Fhuile, et on laisse bien sécher: on vernit ensuite,
ne reste plus qu'a garnir le gros bout où le pied, d'une lance, et lextrémité fine d'une virole où d'une ligature. La premiere vaut mieux pour recevoir un bon scion d'orme où de coudrier de 2",50 à 3 metres,
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CANNE EN 8 MORCEAUX (Système Lambert)
Le pied de gaule se fait en deux morceaux de planches creusées, collées et ligaturées par un procédé semblable au n° 4 ci-dessus : on peut le faire en chéne, en noyer, en acajou, ete. Si l’on ne veut pas creuser et coller on peut se servir d'un gros morceau de bambou.
Ce pied de gaule aura 0",65 de long, et sera creusé de 0,025 de diamètre de vide au petit bout, pour recevoir le deuxième morceau. Cette extrémité sera, de même que la plus grosse, garnie d'une forte virole en cuivre ; au gros bout l’on ajustera une lance ou picot,
Pied de gaule. Bois divers, Longueur, 0,65 2e morceau, roseau, — 1 mètre.
3e —— — — 0".25 4e — — - i 5e — 0 15 6e — — 0 65 Seion [7° épine noire, - 0 80 |Se orme où bambou fendu — 0 50 Longueur totale 5",00
Chacun de ces morceaux est garni de sa virole et doit être caleulé, comme grosseur, de manière à entrer dans la cavité naturelle du rosean qui le précède, Chaque entre-nœud reçoit une ligature.
Le moindre inconvénient de cette canne est d'être lourde, parce que les huit viroles pésent, les ligatures pèsent, le pied de la vaule plombée pèsé : enfin elle semble d'autant plus pesante que les petits morceaux placés au milieu y aceumulent les viroles, et ne ployant pas, paree qu'ils sont trop courts, maintiennent une raideur qui rend ln canne moins maniable, De plus, si lon s'en sert pour le jet de la mouche, il est presque impossible d'empêcher les morceaux de sortir les uns des autres: ce qui tient à ce que les uns plient tandis que les autres ne plient pas
Quant à l'idée d'interenler les petits morceaux pour maintenir la raideur, elle est excellente ; malheureusement, à la pratique, elle offre de sérieux désavantages comme solidité. Pour que ce genre de canne soit solide, il est indispensable d'établir chaque morceau à épaulement, et
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alors le poids de chaque goujon de bois s'ajoute encore à celui de la canne, et celle-ci devient insoutenable, à moins que l'on ne s'en serve que pour la pêche sédentaire. Mais, dans ce cas, une canne aussi compliquée est parfaitement inutile, une simple gaule n° IV est bien supérieure.
CANNE RUBANÉE (Système de Massas)
L'idée de préserver le roseau de la propension qu'il offre à se fendre au soleil où à l'air, surtout après qu'il a été mouillé, a été parfaitement réalisée par l'application d'un ruban de til, de soie ou de coton, roulé en spirale, aussi serré que possible, autour de chaque morceau de roseau, Ce raban est imbibé, lors de sa pose, de bonne colle forte, puis, quand il est se, recouvert d'un enduit imperméable et enfin d'un vernis.
Ces cannes sont excellentes, mais présentent également le défaut d'un poids plus lourd que celui qu'elles devraient avoir. Elles sont à peu près aussi lourdes que les cannes en bambou, et n'en ont ni la solidité ni l'élégance, Elles compensent cela par un prix moitié moindre ce qui est bien quelque chose et par l'avantage que l'on peut soi-même faire subir cet apprét, soit à une canne de roseau que lon fabrique pour soiméme, soit à une canne de roseau ordinaire que l'on achète toute fabriquée, et dont le prix, en définitive, est minime. Malgré la légère critique que l'usage de ces cannes nous à permis de faire, nous regardons l'application des rubans comme une idée neuve et un progrès réel,
L'inventeur fait remarquer en outre que l'on peut ainsi rassembler des matériaux de toute couleur, et de toute provenance, en ne s'oceupant que de leurs qualités de souplesse et d'élasticité ! que ceux-ci, bien combinés, peuvent fournir une canne parfaite, sans offrir à l'œil un ensemble de morceaux disparates et choquants : on peut aussi alléger
par le forage les pièces les plus grosses, etc.
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. à d'ell tuin coté ren CANNES DE ROSEAU (4, 5 bouts) C'es É et, q : Tr Fe mou De toutes les cannes, la meilleure — sans aller chercher si loin, dès 0 lotié ue" { l'abord —— est celle faite en morceaux de roseau bien égaux, bien choisis, M de et que l'on trouve dans le commerce à peu de frais, toute fabriquée, D { munie de ses viroles, ete. Ces objets se faisant en grandes quantités, il ne A R e à 0 est toujours facile, en s'adressant à des marchands consciencieux — ct is so { l'on doit supposer qu'il s'en trouve parmi ceux d'ustensiles de la péche a ilest toujours facile, dis-je, de se rendre possesseur d'une trés bonne #4 ur Û L ?°2 0 { canne, Seulement, elle est incomplète, si on l'a payée bon marché, 8 non parce qu en fait de cannes à pêche, ce nest pas lu matière qui en 4 mètr 14 e augmente le prix, mais le temps que demandent les arrangements M , : 3 , ie 2 Es ! :':1 accessoires ; c'est là ce que l'amateur peut parfaitement faire lui même, N “À Nt à temps perdu, et ce que nous allons décrire ici. : TT Choisissons done, suivant la largeur moyenne du cours d'eau où nous M «pli v ’1 ëéxXp vouluns pêcher, une canne en & ou 5 bouts. Chacun de ces bouts varie M | ‘ \ ES . . , ñ # P1h de 1 meétre à 1,70, ce qui produit les combinaisons et longueurs 4 FE : n 'OSet suivantes : 4 4 rosea À AT 4 4 BoUTs \ 4 HOUTS, ;. faible Chacun ayant !m,00, longueur totale 4,00, Chacun ayant Im,00, longueur totale 3,00, È let 10, 4 40, | | 10 5 0 3 laut l 20, { SO, l 20) 6 Où, bi 1 40, 5 20, 1 30 ü ‘0 4 cuaq | 40, 5 60, | 1 40 T Un, à empl 1 50, 6 00, 1 50 7 ï à ; Ü Gb, 6 40, 1 60 S di É Joe | ju, Hi NO, 1 50 N ñ LTrosst beauc Remarquons d'abord que toute cann: choisie doit étre à LOUJONSs 6 ê suppl bois et épaulements. Cest le seul moyen qu'elle S'enmanche solidement. 4 Qu. Or, il ya perte, à chaque morceau, de la longueur qui entre dans cel vue, qui le précède, soit environ 005 par virole, soit 0",20 pour la canne 4 pinces à + bouts, et 0,25 pour celle à 5 compartiments. Ni done, dans à opéra première rangée, on veut une canne de 6 metres nets où effectifs, il faud'a 4 substa choisir des morceaux qui, employés, aient en moyenne 155 et ainsi de RE il suite. ; le Ho En comparant les colonnes du tabieau ci-dessus, on reconnait tout de ment F suite qu'on peut arriver des deux manières àdes cannes de même longueur. contig Ï I faudra donc cnleuler les avantages et les désavantages de chacune 1 quil e Î à = ” . Fe.
si loin, des bien choisis, e fabriquée, quantités, il encieux — et e la péche e très bonne bon marche, tière qui en irrangements
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d'elles. 6 mètres en 4 bouts de 1",5 sont plus embarrussants, dans certuins cas de transport par voiture, que 5 bouts de 1",20, etc. D'un autre coté, quand la longueur de la canne ployée n’est pas un obstacle, il faut remarquer que la meilleure de toutes est celle en 4 bouts de 1",70. C'est celle que nous préférons, et voici pourquoi : elle est assez longue, et, quoique légère, assez lourde pour occuper les bras du pêcheur à la mouche : diminuée d’un bout, celui du bas, elle donne encore une longueur de 5",10, formant une excellente canne pour la pêche au coup, ete. et qui devient alors très portative.
Pour la pêche à la mouche, on se sert de 4 morceaux, dans un fleuve ou dans un étang, de 3 dans une rivière, et de 2 dans un ruisseau : souvent de + dans celui-ci, pour la pêche à la surprise, où l’on se tient
rs si loin du cours d'eau, que l'on a l'air de pêcher dans le pré, mais où l'on fait ainsi des captures magnifiques. Ces petits ruisseaux renferment souvent de belles pièces, qui ne peuvent, à la distance de 5 à 6 mètres, entendre les pas ni voir les pêcheurs, deux causes de succès gagnées par ce système,
Nous avons dit, en commençant cette VIle division, que les cannes marchandes avaient besoin d'être complétées : nous allons maintenant expliquer en quoi consiste ce travail.
Le roseau plie et ne rompt pas, dit le bon Fabuliste ; c'est vrai du roseau vert qui se balance dans le marais, muis ce n’est plus vrai du roseau see qui arine la main du pêcheur, Chaque nœud est un endroit faible, qui, quelquefois, se détache tout à coup; chaque entre-nœud peut « fendre ou se ployer comme un rouleau de papier, une moitié dans l'autre. I faut éviter cela au moyen d'une bonne ligature faite entre chaque nœud ; c'est long, mais cest sûr. Il ne faut cependant pas employer de la corde trop grosse : la meilleure est un fin cordonnet de soie avee lequel on fait les Tignes fines, et qui est à peu près de la grosseur du cordonnet qui sert à faire les ouvrages au crochet : il est beaucoup plus tordu que celui-ci, mais, à son défaut, l'autre peut le suppléer, la couleur n'y fait rien.
Quand la ligature est bien faite, elle est plus facile à faire en cirant sulement le cordonnet: on lFimbibe de vernis au moyen d'un petit pinceau, et on laisse sécher. En recommençant deux ou trois fois cette operation, on finit par recouvrir chaque ligature d'un anneau de substance imperméabie et solide, qui rend le tout inattaquable à l'eau. Si la canne se brise à un nœud, il ny a qu'un remède, c'est de remplacer le morceau entier, la forme du roseau en lui-même s'opposant absolument à ce qu'on puisse mettre une virole solide entre deux parties contigues, En regardant en effet chaque nœud on s'aperçoit d'abord quil est saillant comme une bague, puis, qu'il est suivi, de chaque côté
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