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Le.
Hi WILE
Cependant, nous n'avons pas lieu de taxer d'ignares ceux d'entre nous | nu qui ne savent pas reconnaitre le chevesne au premier aspect. Car, en le France, pays dans les eaux duquel il a été baptisé chevesne, on lui donne presque autant de noms qu'il s'y trouve de départements, Ici ou
Fi. 213, -FÊCHE AUX CHEVESNES.
là, il devient tour à tour, chere se, nieun ier, ide, Jesse, gardon, barbotteau, botteau, chaboisseau, chevasne, garbottin, garbotteau, vilain, tétard,
vandoise, bréme, que savons-nous encore {
Avec notre mulet et notre yardon, nous faisons du moins une écono- rar
tre nous mie de termes, Il ne nous reste plus qu'à faire rentrer le chevesne dans Car, en | les termes de notre économie.
», on lui ” < . . à
lei ou C'est surtout dans l'étude des eyprins que l'on sent le besoin de gravures
représentant chacun des sujets traités, Mieux vaudrait sans doute avoir
un musée bien ordonné ; mais faut-il y songer, lorsque dans l'effort
louable fuit par le gouvernement d'Ottawa on n'est parvenu qu'à réunir . à peine une cinquantaine de familles de nos poissons précieux ? Sur une x vingtaine d'espèces de poissons blancs que nourrissent les eaux du Canada, une seule figure dans le musée d'Ottawa, Et encore, si ce spécimen se montrait sous son vrai nom; mais, d'un ide, le classificateur a fait un gerdon. Un trait de plume à suffi à la métamorphose, un trait d'esprit l'eût empêchée.
Tous nos eyprins de forte taille fraient en même temps que le moxostôme, Les glaces une fois rompues et charriées, le soleil leur apporte avec ses premiers rayons le sentiment de la reproduction, la chaleur qui multiplie la vie. L'Zde pond de 60,000 à 79,000 œufs, le chevesne est de beaucoup plus prolifique. S'il fait ses amours en eau trouble, au printemps, il passe les beaux jours de l'été, et jusque tard à l'automne, dans les eaux vives et profondes, dans des huis, des remous battu: où tour. mentés par des courants rapides. On le prend à toutes profondeurs, souvent même à ln surface ; mais, novembre venu, dès les premiers bordages, vers la Sainte-Catherine, il se réfugie dans des fosses profondes, sur un fond uni et bien sablé — où il vit de coquillages et de petits crustacés, [l ne quitte le fond que de quelques pouces, il devient lourd, et se traine lentement vers l'esche que lui tend le pêcheur.
C'est pourtant le temps des grandes pêches, des pêches quusi miraculeuses, par le nombre et la grosseur de ces beaux poissons, Ils sont là serrés, tassés par mille et par mille, Dès que le plomb a touché le fond et que les hameçons sont relevés à hauteur de bouche, la ligne s'agite, et d'un coup sec, vous faites capture—de un ou deux ides, chevesnes ou dobules, du poids de plusieurs livres, Vigoureux à l'extrême, ces poissons tiennent ferme et ce n'est que lentement, et, par coupes successives, graduelles, comme s'ils gravissaient un escalier tournant, qu'on réussit à les enlever hors de l'eau. A la vue de lu lumière, ils bondissent avec fureur, puis cherchent à gagner le fond, Le premier choc est rude,
mais vous résistez sans crainte, car leurs lèvres sont fortes et charnues. Du moment qu'un chevesne est bien enferré rarement il nous échappe.
n, barbotin, tétard,
A cette saison de l'année — les vers rouges et les écrevisses étant
né écono- rares, les cerises étant disparues — les sauterelles /— on esche avec une be cran: — sms x " —. 1 q —————
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