‹ Les poissons d'eau douce du Canada [microforme]Chapitre 218 sur 236 · BLÉ CUIT · texte numérisé non relu

BLÉ CUIT

La pêche au blé cuit est incontestablement une des plus productives : tous les poissons non carnivores de la grande famille des cyprinoïdes mordent avec une extrême facilité à cette esche. Le plus gros blé est le meilleur ; on donne souvent la préférence au blé poulurd, dont les grains sont gros et arrondis ; bien entendu, le blé doit être au préalable eait à l'eau, de facon à être suffisamment ramolli: si le grain est crevé la fente ne devra exister que d'un seul côté, On enfonce la graine par la pointe, vers l'hamecon, de façon à ce que la pointe dépasse un peu, sans quoi ! poisson, fort habile à déglutir les substances qui ne lui conviennent point, serait plus difficilement ferré, Suivant le genre de pêche adopté, on peut se servir du blé cuit pour les grands fonds, ou bien le lai: mi-hauteur, comme s'il Hottait entre deux eaux.

On prend également les mêmes poissons avec la mie de pain pétrie entre les doigts sous forme de petite boulette de la grosseur d'un pois. On enfonce l'hameçon de manièr à ce que le coude soit caché et que la pointe saillisse, sans quoi la petite boulette rendue glissante par sa macération dans l'eau pourrait glisser dans la bouche du poisson ; il faut armer su ligne d'une fiotte très légère et ferrer rapidement: la carpe le gardon, la brême, le barbillon se prennent très bien à la mie de pain.

Enfin, pour en finir avec le blé, disons que le son, quelles que soient sa grosseur et sa qualité, est une très bonne amorce pour les petits poissons : dans bien des cas, il peut remplacer le blé cuit: mélangé à un pen de pomme de terre cuite il constitue un très bon appât pour la plupart des poissons omnivores.

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