‹ Les poissons d'eau douce et la piscicultureChapitre 83 sur 127 · Horack, Culture des étangs, p. i · texte numérisé non relu

Horack, Culture des étangs, p. i

grands arbres, souvent à des distances considérables des pêches qu'il exploite. On le prend au piège à ressort, qu'on dresse sur de petites îles artificielles de vase, où il vient se placer pour pêcher, ou sur des poteaux, s'élevant à plusieurs mètres au-dessus de l'eau, où il va se percher. On le détruit aussi en semant autour des étang's ou dans leurs îles, des poissons remplis de pâte phosphorée. Il est difficile de l'approcher assez pour l'atteindre avec des armes à feu.

Le martin-pêcheur est très nuisible, parce qu'il s'attaque aux œufs des poissons et aux jeunes alevins dont il nourrit ses petits. C'est à tort qu'on respecte dans nos campag*nes ses nichées, qu'on devrait détruire à l'ég^al de celles des oiseaux de proie. Le merle d'eau, au contraire, ne se nourrît que d'insectes aquatiques, de petits mollusques et de crustacés.

Les faucons, les mouettes, les plongeons, les canards sauvages, les guillemots, sont autant d'ennemis dont il faut préserver les poissons et qu'on prend le plus souvent avec des pièges divers. Viennent ensuite les rats d'eau, les campagnols, belettes, fouines, chats sauvages, etc., grands amateurs de la chair des poissons et de leurs œufs. Il est bien difficile d'en préserver complètement les étangs.

Parmi les insectes, le plus redoutable est sans contredit le dytique et sa larve. Les larves de

libellules, d'éphémères, etc., sont également à craindre, mais seulement pour les œufs et les très jeunes alevins. En mettant un étang* à sec, pendant quelques mois, on y détruit toute cette engeance qui périt par une dessication prolongée. Nous devons ajouter toutefois que ces insectes servent de nourriture aux poissons d'un âge plus avancé et que les gros brochets s'accommodent fort bien des rats d'eau, mulots, canards, etc., quand ils parviennent à les saisir.

Parmi les amphibies, il faut écarter des étangs à frai, les grenouilles et les salamandres, aussi bien que les serpents d'eau qui dévorent les œufs et les petits poissons en grande quantité.

Nous ne parlerons que pour mémoire des petits parasites plus ou moins microscopiques qui tourmentent les poissons, ainsi que de leurs helminthes, des végétations ressemblant à des moisissures, qui les recouvrent et déterminent la mort. Le meilleur moyen de les en préserver c'est de leur créer des refuges obscurs, et d'assurer une bonne alimentation d'eau fortement aérée, soit par des cascades, soit par une abondante végétation; cette dernière dégage de l'oxygène et détruit l'acide carbonique et les matières azotées en se les assimilant.

GAUCKLKR. |,8

Traduction d'un mémoire allemand, traduit en latin par M. de Golstein, et rendu en français par M. de Fourcroy, directeur des fortip.cations en Corse, 'public par Duhamel en 1772 '.

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